Egidie Bibio Ingabire
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Ingabire Egidie Bibio est une journaliste rwandaise travaillant avec l'agence de diffusion au Rwanda (RBA).
Ingabire Egidie Bibio est née au Rwanda. Elle termine ses études secondaires au couvent de la Bienheureuse Vierge Marie à Save, dans le district de Gisagara, où elle étudie les langues. Elle poursuit ensuite ses études à l’Université du Rwanda à Huye, où elle obtient un diplôme en journalisme. Pendant ses études à l'université, elle travaille à Radio Salus, qui opère dans la ville de Huye[1].
Parcours professionnel
En , DJ Briane (rw) exprime sa gratitude envers Ingabire Egidie Bibio pour son soutien financier et logistique dans l'éducation et la prise en charge des enfants des rues aidés par l'association[2].
Ingabire Egidie Bibio travaille a la télévision du Rwanda au service des informations en langue kinyarwanda, elle est rédactrice de la station, Ingabire Egidie Bibio anime et dirige certains programmes sur la télévision rwandaise (RTV). Elle fait partie du comité de sélection de Miss Rwanda 2022[3].
En , elle est élue journaliste présidente de l'Association des femmes journalistes rwandaises pour un mandat de 3 ans, où elle a pour double objectif de former les femmes qui envisagent de se lancer dans le journalisme mais aussi de défendre ses consoeurs du secteur des médias[1],[4]. Elle est la première femme à ce poste.
En , le journaliste et ancien dirigeant du club Rayon Sports, Munyakazi Sadate (rw), la salue publiquement sur Twitter lors de son anniversaire, la décrivant avec des termes élogieux comme « la mère qui protège le Rwanda » et « le cœur du foyer »[5].
Toujours en , Ingabire Egidie Bibio utilise sa notoriété pour condamner publiquement les internautes diffusant des propos sensationnalistes et non vérifiés concernant les artistes Vestine et Dorcas, notamment l'affirmation qu'elles sont « les dernières vierges du Rwanda », soulignant ainsi son rôle dans la régulation des débats sociaux en ligne[6].
En , Egidie Bibio Ingabire est la cible de critiques publiques pour avoir animé un Twitter Space lors duquel une auditrice, Marie-Grâce Umurerwa, surnommée Marie-Marie, profère des propos à caractère raciste et déshumanisant envers les Hutus rwandais, qualifiant les Hutus de « chiens restés esclaves pendant 400 ans » et affirmant que « les Belges avaient tenté de les humaniser », sans que la journaliste n'intervienne pour condamner ou interrompre ces déclarations[7]. Son silence après les propos tenus par l'auditrice, a suscité la consternation et l'indignation, étant interprété par certains comme une banalisation d'une idéologie rappelant celle du génocide[8],[9].
En , elle critique publiquement, sur les réseaux sociaux, un confrère de la RBA, Robert Cyubahiro McKenna, pour ses propos envers le club de football Rayon Sports après son élimination en Coupe d'Afrique des Nations[10].
En , elle utilise sa plateforme et son influence pour alerter publiquement le Rwanda Investigation Bureau (RIB) sur la disparition d'un enfant et les menaces reçues par sa mère, après que cette dernière l'a contactée sur les réseaux sociaux. Son intervention rapide, marquée par la déclaration « Ce n'est pas le Rwanda ici. RIB, aidez-le ! », contribue à la résolution positive de l'affaire, ce pour quoi la mère la remercie publiquement[11].
Vie privée
Le , elle se marie avec Sam Mandela, employé au service de communication du gouvernement, ils ont deux enfants[12].