Ekei Essien Oku
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Ekei Essien Oku, née le 22 janvier 1924 à Calabar et morte le 16 octobre 2004, est une bibliothécaire, historienne et écrivaine nigériane.
Elle figure parmi les premières bibliothécaires diplômées au Nigeria et devient la première femme à occuper le poste de bibliothécaire en chef dans le pays. Elle est également connue pour ses recherches sur l’histoire du Nigeria, fondées notamment sur les récits de missionnaires ayant consigné la formation de villes au XVIIe siècle[1].
Ekei Essien Oku naît en janvier 1924 à Calabar, dans le sud du Nigeria. Elle est scolarisée dans son pays, notamment au Queen's College, Lagos[2].
Elle commence sa carrière comme enseignante avant de se tourner vers les métiers des bibliothèques[3]. Elle est ensuite envoyée au Royaume-Uni pour poursuivre sa formation au North Western Polytechnic, aujourd’hui intégré à l’University of North London.
De retour au Nigeria, elle devient en 1953 la première femme nigériane à obtenir le statut de bibliothécaire diplômée, deux ans après le premier homme à y parvenir, Kalu Chima Okorie[4]. En 1964, elle devient la première femme bibliothécaire en chef du Nigeria[3], fonction qu’elle exerce notamment à Calabar et à Lagos[5].
Travaux et recherches
Ekei Essien Oku consacre une partie importante de ses recherches à l’histoire du Nigeria, en s’appuyant sur des archives missionnaires et des documents historiques relatifs à la période coloniale. Elle publie notamment The Kings and Chiefs of Old Calabar (1785–1925) en 1989[6].
Dans ses travaux, elle analyse également les récits liés à des révoltes d’esclaves et propose une interprétation selon laquelle certains esclaves restaient attachés à leurs maîtres, cherchant parfois justice ou vengeance après leur mort plutôt qu’une simple libération[3].