Elanchelvan Rajendram
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Après la mort de ses deux frères dont l'un était membre des Tigres-tamoul, Elanchelvan Rajendram, Sri Lankais d'origine tamoule, quitte le Sri Lanka pour fuir les persécutions dont il est victime. Il arrive à Strasbourg le , où réside une partie de sa famille.
Demande d'asile
Elanchelvan Rajendram, Sri lankais mais Tamoul, a été débouté par la France du droit d'asile malgré les traces de torture marquant son corps et la preuve de l'assassinant de ses deux frères, car le Sri Lanka est un « pays sûr » pour l'Ofpra. Il est expulsé le .
Nicolas Sarkozy alors ministre de l'Intérieur en 2004 a voulu se servir de Ofpra pour réguler l’immigration, il a changé la loi afin de nommer un préfet en tant que co-directeur de l'institution, un poste qui fut traditionnellement dévolu à un diplomate, il y aura alors une baisse significative des demandes d’asile acceptées et l'organisme n'accordera plus de statut aux Tamouls depuis le cessez-le-feu de 2002 signés par le gouvernement et les rebelles Tamouls[3].
Pourtant le , Carlo Benedetti, coordinateur des projets d'urgence de l'Office international des migrations pour cette zone fait état de situation « alarmante » dont des bombardements quotidiens, menace de famine pour les dizaines de milliers de civils déplacés, d'enlèvements et assassinats, arrestations et détentions pour de longues périodes sans accusations légales. L'organisation rapportait ses efforts pour répondre aux besoins de 150 000 personnes déplacées à la suite des combats entre l'armée sri lankaise et les Tamouls[4].