Eldridge Mohammadou
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| Nom de naissance |
Maurice Eldridge |
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| A travaillé pour |
Université de Maiduguri (en) (- Centre fédéral linguistique et culturel, Yaoundé (d) (- Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture |
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Eldridge Mohammadou, né le à Garoua, d’un père anglais et d’une mère peule, et décédé le à Maiduguri (Nigeria), est un historien camerounais, spécialiste de l'histoire du Cameroun et des traditions orales des populations du Nord et du Centre, particulièrement des Peuls.
Enfance, formation et débuts
Eldridge Mohammadou est né à Garoua le . Sa mère est peule camerounaise et son père britannique. Il fait des études de droit à Bordeaux et à l’Institut des hautes études d’Outre-mer (1959-60)[1].
Carrière
Eldridge Mohammadou enseigne à l’Université de Ngaoundéré au Cameroun. Il commence aux ministères des Finances et des Affaires étrangères (1960-1961). Puis il est chef de Cabinet du vice-président de la République fédérale du Cameroun (1962-1963). En 1963, il quitte les cabinets ministériels. Il anime alors des structures de recherche telle l’Institut des sciences humaines à la station de Garoua (1980-1991)[1].
Indépendant d’esprit et non-conformisme, il est détaché des agréments matériels et vit sobrement[1]. Sa passion pour l'histoire nait alors qu’il est administrateur. Marginalisé du fait de manque de diplôme de thèse dans son parcours, il migre au Nigéria ou il exerce comme professeur associé au Centre for Transaharian Studies à Maiduguri. Ses recherches sur l’histoire reçoivent un écho favorable au Japon[1].
Eldridge Mohammadou se lance dans la collecte des traditions orales à caractère historique des peuples du Cameroun septentrional, puis central, travail de pionnier poursuivi trois décennies durant[1]. Il en résulte une œuvre abondante et incontournable[1].
Il a milité en faveur des sources orales et de la collecte des traditions, auprès d'érudits locaux. Il laisse des archives sonores à Ngaoundéré[1].
Sa connaissance de l’allemand et de l’écriture gothique, du fulfulde, du français et de l’anglais, lui permet de dresser des catalogues des archives allemandes du Cameroun de traduire en français les études de Struempell et von Briesen et de Frobenius portant sur le Nord Cameroun[1].
Il compile les manuscrits en arabe et en ajami possédés par l’aristocratie peule.
Il anime pour le grand public les émissions aux radios locales CRTV Adamaoua, Sawtu Linjila et radio Garoua[1].
Il déclare :
Eldridge Mohammadou, dans Traditions historiques des peuples du Cameroun central, vol. 1, p. 5.
Mort
Eldridge Mohammadou meurt le à Maiduguri au Nigeria[1]. Dans un hommage post mortem le , Thierno Bah affirme : « Notre ami Eldridge, sobre comme un chameau, vivant hors de ce monde, loin de tout conformisme, a droit à des funérailles officielles dans sa ville natale de Garoua»[1]. Il est enterré le [1].