Ministre du Tourisme sous la présidence de Traian Băsescu, dont elle est une proche, elle se présente avec le soutien de celui-ci à l'élection présidentielle de 2014, où elle obtient 5,20% des voix au premier tour.
Elle préside le Parti Mouvement populaire (PMP) à partir de 2014, mais doit démissionner l'année suivante en raison de son implication dans une affaire de corruption.
En 2005, elle soutient une thèse en science militaire à l'université nationale de défense de Bucarest[1].
Vie privée
Elle est mariée à l'homme d'affaires Dorin Cocoş de 2003 à 2013.
Débuts en politique
En 2002, elle est recrutée comme conseillère juridique par le Parti social-démocrate (PSD), alors au pouvoir.
Elle adhère deux ans plus tard au Parti national libéral (PNL) et se présente aux élections municipales de 2004 à Bucarest, à l'issue desquelles elle est élue au conseil municipal de la capitale roumaine.
Collaboratrice de Traian Băsescu
Elena Udrea en 2006.
En 2005, elle démissionne de son mandat municipal et quitte le PNL afin de prendre le poste de directrice de l'administration présidentielle, sous l'autorité du présidentTraian Băsescu.
Après seulement quelques mois, elle est contrainte de renoncer à son poste, en raison de sa mise en cause, avec son mari, dans une possible affaire de corruption concernant un homme proche d'Adrian Năstase, ancien Premier ministre social-démocrate battu par Băsescu à la présidentielle de fin 2004.
Elle rejoint le Parti démocrate (PD), dont est issu le chef de l'État, en 2006. Elle est nommée secrétaire exécutive et conserve cette responsabilité lorsque le PD et le Parti libéral-démocrate (PLD) fusionnent en 2007 pour constituer le Parti démocrate-libéral (PDL).
Après quasiment trois mois d'imbroglio politique, Emil Boc parvient à rebâtir une alliance parlementaire majoritaire: le , elle devient ministre du Développement régional et du Tourisme. L'année suivante, elle est désignée présidente de la fédération PDL de Bucarest, puis vice-présidente du parti en 2011.
Le gouvernement finit par chuter le et, bien que le nouveau Premier ministre, Mihai Răzvan Ungureanu, s'appuie sur la même majorité parlementaire, elle quitte son ministère au profit de Cristian Petrescu, également issu du PDL.
Opposition et présidente du PMP
Elle doit abandonner ses responsabilités dans l'appareil du PDL à la suite de la déroute subie par les démocrates-libéraux aux élections municipales de ; dans la capitale, le PDL reste ainsi quarante points derrière l'alliance entre le PSD et le PNL, qui remporte la majorité absolue dès le premier tour. Elle est réélue députée sous les couleurs de l'Alliance de la Roumanie droite (ARD) aux élections législatives du 9 décembre 2012.
Le , elle annonce sa candidature à la présidence du PDL en vue de la prochaine convention nationale. Elle reçoit le soutien implicite du président Băsescu, très critique envers son principal concurrent, Vasile Blaga. Le suivant, jour du vote, la victoire revient à Vasile Blaga, qui totalise 2 344 voix, contre 2 014 suffrages pour Elena Udrea et 209 pour l'ancienne ministre de la Justice Monica Macovei. Bien qu'Elena Udrea ait protesté auprès de la commission électorale du PDL, celle-ci confirme la victoire de son principal concurrent.
Elle décide alors de quitter le PDL et rejoint, le , le Parti Mouvement populaire (PMP), avec une dizaine d'autres députés «pro-Băsescu». Elena Udrea est élue présidente du PMP le suivant, par 742 voix sur 950 exprimées. Très médiatisée et parfois appelée « la blonde du président » en raison d'une rumeur faisant état d'une liaison avec Traian Băsescu, elle fait alors partie des personnalités politiques les plus populaires de Roumanie[1].
Elena Udrea en 2013.
Deux mois plus tard, en , elle devient la candidate du PMP à l'élection présidentielle de novembre à la suite du départ du parti du candidat initialement choisi, Cristian Diaconescu. Soutenue par Traian Băsescu, elle arrive en quatrième position du premier tour avec 5,20% des voix[2]. En vue du second tour, elle appelle implicitement à voter pour Klaus Iohannis, qui remporte l'élection présidentielle face à Victor Ponta[3].
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Elle est impliquée dans une seconde affaire, qui concerne des pots-de-vin versés lors d'un événement de gala donné en l'honneur du boxeur Lucian Bute en 2011. Dans ce dossier, elle est condamnée en à six ans de prison pour corruption et abus de pouvoir; elle interjette appel de la décision[6].
↑(ro) «Elena Udrea, CONDAMNATĂ la şase ani de închisoare cu executare în dosarul "Gala Bute" pentru luare de mită şi abuz în serviciu. Decizia NU este definitivă», Mediafax.ro, (lire en ligne, consulté le ).