Eleni Diamanti
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Université Stanford (Ph.D.) (jusqu'en )
| Directrice de recherche au CNRS |
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| Nom dans la langue maternelle |
Ελένη Διαμαντή |
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Université polytechnique nationale d'Athènes (jusqu'en ) Université Stanford (Ph.D.) (jusqu'en ) |
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Eleni Diamanti, née le à Athènes, est une physicienne franco-grecque, spécialiste de physique quantique, directrice de recherche au CNRS et cofondatrice de la start-up Welinq, qui fabrique des mémoires quantiques.
Vie privée
Née en 1977[1] à Athènes[2], Eleni Diamanti grandit en Grèce dans une famille d'enseignants en physique[3]. Elle apprend l'anglais et le français avant le collège. Passionnée par les mathématiques et la physique, elle présente le concours d'entrée à l'Université polytechnique nationale d'Athènes, où elle est reçue première, ce qui lui vaut un passage à la télévision[3]. Elle y obtient un diplôme d'ingénieur en électricité et en informatique en 2000[4].
Elle poursuit ses études aux États-Unis, à l'Université Stanford en master de génie électrique qu'elle termine en 2002[5] et obtient un doctorat en ingénierie électrique en 2006[4]. À Stanford, elle publie vingt-six articles en six ans, sous la direction de Yoshihisa Yamamoto, professeur de physique appliquée et de génie électrique[3]. Elle se spécialise dans les protocoles de communication quantique : comment se « parler » quantiquement, comment échanger de la monnaie quantique, comment distribuer des calculs sur des processeurs dans des endroits distincts[3].
De retour en Europe en 2006, elle s'installe en France, et travaille comme chercheur post-doctorante Marie Curie à l'Institut d'Optique de Palaiseau[4] auprès de Philippe Grangier, spécialiste de mécanique quantique, qui a notamment participé aux expériences d'Alain Aspect qui lui valurent le prix Nobel en 2022[3]. Elle perfectionne un nouveau protocole de communication quantique et bat un record de transmission : plus de 80 kilomètres entre émetteur et récepteur[3].
Elle rejoint ensuite le CNRS en 2009[4], puis en 2016, à l'âge de 39 ans, elle devient directrice de recherche CNRS au LIP6[3].
En 2022, Eleni Diamanti cofonde une start-up, Welinq, qui fabrique des mémoires quantiques[3],[6].
Eleni Diamanti est mariée avec un chercheur en économie à Sciences Po, ils ont trois enfants[3]. Elle obtient la nationalité française en 2020[3],[7].