Né au Maroc en 1945, Eli Alaluf immigre en Israël en 1969 et obtient un diplôme en sciences politiques à l’université hébraïque de Jérusalem. Encore à l'université, il est nommé directeur de la division jeunesse francophone de l’Organisation sioniste mondiale, poste qu’il occupe jusqu’en 1978. Il travaille ensuite avec l'Agence juive pour identifier et réhabiliter les quartiers défavorisés d’Israël puis avec la Fondation Rashi(he).
Il reçoit en 2011 le prix Israël pour sa carrière, au sein de l'État ou à la fondation Rashi, passée à lutter contre la pauvreté[2]. En 2013, Alalouf est nommé à la tête du tout nouveau Comité de lutte contre la pauvreté en Israël[2].
Dans son éloge funèbre, le président Isaac Herzog dit de lui qu’il avait été «un homme de vision et d’action», qui «avait consacré sa vie à la lutte contre la pauvreté, la réduction des disparités et le renforcement de la solidarité au sein de la société israélienne, de par sa profonde conviction en la dignité humaine et en la responsabilité de l’État de tendre la main à ceux qui en ont besoin.»
La France lui a attribué la Légion d'Honneur le [3].