Fille du sénateur Enrico Conci, elle reçoit une éducation catholique et suit des études de philosophie à l'université de Vienne de 1915 à 1919. Elle s'inscrit ensuite à la faculté de lettres de l'université de Rome, obtenant le laurea en 1920.
Elle compte parmi les fondatrices du Parti populaire en 1919, et milite à la Fédération des universitaires catholiques italiens (FUCI)[1], dont elle préside la section romaine. Au congrès national de la FUCI de 1920, à Trente, elle rencontre Alcide De Gasperi, futur fondateur de la Démocratie chrétienne[2].
Elle est enseignante d'allemand de 1923 à 1945 à Trente et milite à l'Action catholique italienne[2]. En 1933, elle adhère au fascio féminin de Trente mais critique les lois raciales du gouvernement Mussolini et l'entrée en guerre de l'Italie[2].
Son père, ancien membre du PPI ne pouvant se présenter du fait de son soutien au régime fasciste, Elisabetta Conci est candidate à l'Assemblée constituante de la République italienne de 1946 pour la Démocratie chrétienne[1]. Elle est élue et siège à la commission chargée de coordonner les statuts spéciaux d'autonomie régionale avec la Charte constitutionnelle[2]. Elle siège ensuite lors des quatre premières législatures de la République italienne[1].
Engagée dans la construction européenne, elle est suppléante dans la délégation italienne à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe de 1949 à 1965, et participe à la création, en 1955, de l'Union européenne des femmes, structure d'échanges et de réflexions d'obédience de centre et de droite qu'elle préside de 1959 à 1963[2].
Elle est surnommée « la pasionaria bianca »[1].