L'elkinstantonite a d'abord été découvert dans un laboratoire français avec la production d'une version synthétique de ce minéral dans les années 1980 et publié en 1982[2]. N'étant pas, à cette époque, un composé naturel, il n'a pas tout de suite été classé comme minéral et il a fallu attendre sa découverte dans la nature sur une météorite dans le district d'El Ali en Somalie pour qu'il le soit[3].
L'elkinstantonite a été identifiée pour la première fois dans la nature par des scientifiques de l'Université de l'Alberta. Ces derniers l'ont identifié dans un échantillon de 70 grammes prélevé sur la météorite El Ali[4],[5]. L'elkinstantonite a été nommé d'après la scientifique de la NASA Lindy Elkins-Tanton[4].
L'identification de ce minéral a été faite par Andrew Locock, chef du laboratoire de microsonde électronique de son université[3] et classifié par le géologue Chris Herd[6]. Locock a également identifié le premier spécimen naturel d'elaliite dans le même échantillon[7],[8]. Sur la même météorite, les recherches, effectuées en collaboration avec l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et l'Institut technologique de la Californie (CalTech) ont identifié un troisième minéral dénommé olsenite[9].
L'avenir de la météorite El Ali, d'un poids de 15 tonnes et qui a attiré l'attention de la communauté scientifique en 2020[4], est incertain car elle aurait été vendue et expédiée en Chine[5].