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Elme-Marie Caro

philosophe français From Wikipedia, the free encyclopedia

Elme-Marie[1] Caro, né le à Poitiers et mort le à Paris, est un philosophe spiritualiste et critique littéraire français.

Naissance
Pseudonyme
E. de Saint-HermelVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Fauteuil 27 de l'Académie française, 29 janvier 1874 - 13 juillet 1887 ...
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Biographie

Jeunesse et famille

Son père, professeur de philosophie, lui fait donner une excellente éducation au collège Stanislas de 1838 à 1845, où il est le second élève à recevoir un prix d'honneur au concours général de philosophie, en 1845. Il intègre ensuite l'École normale supérieure et il est reçu troisième à l'agrégation de philosophie en 1848.

Le , il soutient ses deux thèses de doctorat ès lettres à la Faculté de Paris[2]. La première, en français, s'intéresse au philosophe Saint Martin[3]. La deuxième, en latin, se penche sur l'auteur Sénèque, sur ce que ce dernier pensait de la vie heureuse[4].

En 1852, alors professeur de philosophie au lycée de Rennes, il épouse à La Roche-sur-Yon Pauline Cassin (1828-1901)[5], future femme de lettres, auteure du Péché de Madeleine[6] et d'autres romans devenus célèbres. En 1853, le couple a une fille, Thérèse, qui épouse en 1873 l'essayiste et traducteur Jean Bourdeau (1848-1928)[7]. Elle meurt trois ans plus tard[8].

Carrière

Il est professeur de philosophie dans plusieurs lycées de province de 1848 à 1852 et il devient docteur ès lettres en 1852[9]. Il obtient un poste de maître de conférences à l'École normale de la rue d'Ulm en 1858[10]. Il est nommé inspecteur de l'Académie de Paris en 1861 et professeur de philosophie à la Sorbonne en 1864[9]. Il collabore à La France, au Journal des savants, au Journal de l'instruction publique, à La Revue contemporaine, à la Revue des Deux Mondes et à la Revue européenne

Il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1869 et de l'Académie française en 1874. Ses ouvrages traitent principalement de la défense du christianisme contre le positivisme.

On lui doit en 1852 le premier ouvrage analytique sur la doctrine de Louis-Claude de Saint-Martin[11]. La philosophie de Victor Cousin l'a beaucoup influencé, mais sa force réside dans les qualités d'exposition et de critique plutôt que dans l'originalité de la pensée. Chevalier depuis 1856, il est promu officier de la Légion d'honneur le [12].

Il meurt en 1887 à Paris[13] et est inhumé au cimetière du Montparnasse (division 29), aux côtés de sa fille[14].

Publications

Comprend des études sur Stendhal, Heine, William Channing, Jean Reynaud, Auguste Comte.
- Prix Montyon de l’Académie française en 1865.
Comprend : Les Origines de la philosophie nouvelle. L’École critique, M. Renan. La Renaissance du naturalisme, M. Taine, Le Dieu de l’idéalisme, le système de M. Vacherot. Les Doctrines récentes de la vie future. Le Spiritualisme et ses adversaires.
- Prix Bordin de l’Académie française en 1867.
Comprend : Du suicide dans ses rapports avec la civilisation. L’Hygiène morale. La direction des âmes au XVIIe siècle. Lamennais et Henri Heine d’après leur correspondance. Les mœurs littéraires au temps présent.
Comprend : Problèmes de morale sociale. La Morale indépendante. Les Théories contemporaines sur le Droit naturel. Le Droit de punir. La Question du progrès. La Destinée humaine d’après les nouvelles écoles scientifiques.

Notes et références

Liens externes

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