Eloise Butler
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Eloise Butler (1851-1933) est une botaniste, jardinière et enseignante américaine. Elle est connue pour avoir fondé le jardin de fleurs sauvages qui porte son nom depuis 1929, le plus ancien jardin de fleurs sauvages public des États-Unis, situé dans le parc Theodore Wirth à Minneapolis.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
Botaniste, enseignante, collectionneuse de plantes, jardinière, collectionneuse scientifique |
| Fratrie |
Cora E. Pease (d) |
| Maître | |
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| Partenaire | |
| Personnes liées |
Francis Wolle (mentor), Cora E. Pease (d) (co-collectionneuse), Jessie Maria Polley (d) (co-collectionneuse), Clara K Leavitt (d) (teacher) |


Carrière professionnelle
Eloise Butler naît à Appleton, dans le Maine, ses parents sont enseignants. Elle obtient son diplôme de fin d'études secondaires à Lynn, dans le Massachusetts, puis elle se forme à l'Eastern State Normal School, un institut de formation des enseignants situé dans le Maine[1]. Elle s'installe ensuite à Minneapolis, dans le Minnesota, où elle enseigne notamment la botanique et l'histoire[1]. Josephine Tilden, une spécialiste des algues et la première femme scientifique employée par l'université du Minnesota est son élève à la Central High School[2],[3]. Elle-même suit des cours de botanique à l'université du Minnesota, où elle collecte des échantillons[4] s'intéressant notamment aux desmidiées, un ordre d'algues, dont elle découvre une douzaine de nouvelles variétés. Une de ses variétés, Cosmerium eloisenum, est nommée en son honneur[5]. Elle fait aussi plusieurs voyages d'études et de recherche de plantes en Jamaïque, à Woods Hole et sur l'île de Vancouver, où l'université du Minnesota avait une station de recherche[4].
L'annuaire de 1906 de la South High School, une école où elle a enseigné, avertissait les élèves qu'ils devaient éviter de suivre le cours de botanique d'Eloise Butler s'ils n'appréciaient pas « les promenades de 10 miles à travers les tourbières et les marais à la recherche d'une flore inaccessible », selon un article du Minneapolis Star Tribune[6].
Botanique et jardinage
Elle prend sa retraite d'enseignante en 1911, et devient la première conservatrice du Wild Botanic Garden de Minneapolis, qu'elle a contribué à fonder[5],[6],[7] La création du jardin visait également à offrir aux étudiants en botanique un lieu d'observation de la flore locale[8].
Elle reçoit un salaire mensuel de 50 dollars, versé par le Conseil des parcs de Minneapolis et le Club des femmes de Minneapolis[8]. Elle collecte notamment des plantes indigènes du Minnesota qu'elle transplante dans le jardin, tout en consignant ses observations dans son journal de jardinage : orchidées, asters, cornouillers et Droséras, par exemple[9]. Elle publie en 1926 un article dans lequel elle décrit sa conception du jardinage, écrivant que « les plantes devaient être laissées à leur propre gré et non selon les souhaits humains »[6].
Pour témoigner de son attachement au jardin, celui-ci fut baptisé en son honneur en 1929 par le Conseil des parcs de Minneapolis et devient le « Eloise Butler Wildflower Garden », rebaptisé « Eloise Butler Wildflower Garden and Bird Sanctuary » en 1968, pour tenir compte de l'intérêt de Butler pour l'ornithologie[9],[6]. Martha Crone lui succède comme conservatrice du jardin[8].
Butler tient également une chronique de jardinage auMinneapolis Tribune[10].
Elle meurt d'une crise cardiaque le , à l'âge de 81 ans, alors qu'elle se rendait au Jardin[1],[6]. Ses obsèques se déroulent le à la chapelle de Lakewood[1]. À l'occasion de la Journée de l'Arbre en 1934, une cérémonie commémorative est organisée dans le Jardin[11], au cours de laquelle un chêne des marais (Quercus palustris) est planté en son honneur, tandis qu'une plaque commémorative est apposée[12].