Elvifrance
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Elvifrance est un éditeur français de bande dessinée pour adultes en petit format, actif de 1970 à 1992. Les titres publiés sont d'origine italienne[1].
Naissance d'Elvifrance
À la suite d'un impayé des éditions Canal à Erregi de certains droits d'auteurs, Renzo Barbieri (R) et Giorgio Cavedon (G) décident de publier eux-mêmes leur production. Ils contactent Georges Bielec et créent Elvifrance SARL le . Les premières séries à paraître sont Isabella de Sandro Angiolini et Cavedon et Jungla de Stelio Fenzo, Mario Cubbino et Trivellato. Devant le succès, les séries s'enchaînent à un rythme effréné : Jacula, Goldboy, Lucifera, Lucrèce, Sam Bot, Contes malicieux, Maghella, Zara la vampire, Shatane, Wallestein, etc.
Une réputation sulfureuse
Les bandes dessinées publiées par Elvifrance abordent tous les genres : horreur, humour, aventure, avec comme point commun un aspect fortement égrillard et, au fil des années, une tendance de plus en plus marquée vers l'érotisme et le gore. Les BD d'Elvifrance se signalent également par une grande crudité des dialogues, souvent source d'humour avec jeux de mots.
Rapidement, Elvifrance va devenir la cible favorite de la commission de censure[2] dont elle subira les foudres à répétition avec 532 titres interdits aux mineurs et 176 titres interdits d'exposition. Elle détient également le record d'avoir fonctionné sous le régime de dépôt préalable durant dix-neuf ans en donnant à examiner par la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l'enfance et à l'adolescence, quelque 3600 pockets avant leur commercialisation[3].
Malgré cela, le succès continue et les titres se multiplient. Une filiale appelée Novel Press est même créée et Elvifrance devient plus importante que la maison mère italienne.
Au fil des années, ces BD italiennes pour adultes évoluent de plus en plus vers la pornographie.
La fin
Dans les années 1980, la BD petit format s'essouffle et Elvifrance n'échappe pas au phénomène. Les BD de poche en noir et blanc ayant du mal à rivaliser avec les films X de Canal+ ainsi qu'à la déferlante des vidéo-cassettes du même type. Malgré des tentatives pour trouver des nouveaux marchés, Bielec est obligé de fermer boutique le .
En , Georges Bielec succombe à ses problèmes de circulation sanguine à la suite d'un pontage coronarien.