Originaire d'une famille luthérienne[1], elle s'est fait un nom en tant que danseuse à Budapest dans les années 1930 en travaillant comme professeure dans l'école privée appartenant à Béla Lajtai[2]. Cette dernière étant juive, l'école est enregistrée au nom de Brandeisz après l'invasion allemande pour éviter la confiscation[3]. Elles continuent d'y enseigner jusqu'à l'envoi de Béla Lajtai dans une maison réservée aux Juifs en 1944, où Elza Brandeisz continue de l'aider en lui faisant passer des vivres[3].
Elle aide aussi une jeune fille élève de l'école, Judit Baló, en la cachant dans sa résidence secondaire à Balatonalmádi, dans la campagne hongroise ainsi que George Soros et sa mère, cachés au même endroit[2]. Ils survivront tous à la Seconde Guerre mondiale. George Soros dira d'elle, plus tard: «Brandeisz venait d'une famille chrétienne croyante et c'est sa foi religieuse qui l'a motivée pour sauver des Juifs.»[2]
Après la guerre, elle continue d'enseigner à Balatonalmádi, avant de prendre sa retraite et de devenir guide touristique à Sopron en 1963. George Soros l'a longtemps aidée financièrement en remerciement, argent qu'elle donnait à l’Église luthérienne hongroise[2].
↑ (de) «Elza Brandeisz rettete viele Juden - Jetzt starb sie mit 110 Jahren», TAG24, (lire en ligne, consulté le )
1 2 3 4 (en-US) «George Soros’s savior Elza Brandeisz, member of the Evangelical-Lutheran Church», Hungarian Free Press, (lire en ligne, consulté le )