Ema Tavola
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Ema Rosemary Vasemaca Tavola |
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Ema Tavola, née aux Fidji en 1981 est une artiste, conservatrice, gestionnaire artistique fidjienne, ainsi qu'une défenseure de l'art décolonisateur et féministe.
Jeunesse et famille
Ema Tavola naît à Savu, la capitale des Fidji, en 1981[1]. Son père est originaire de Dravuni (en), dans la province de Kadavu aux Fidji[2],[3]. Sa mère est une Pākehā de troisième génération originaire de Palmerston North en Nouvelle-Zélande[2]. Pendant son enfance, elle vit également avec sa famille à Londres et en Belgique[2]. Elle commence à peindre à Savu[3].
À l'adolescence, ils déménagent à Wellington, en Nouvelle-Zélande. Elle fréquente le lycée de Wellington, puis passe une année sabbatique aux Fidji, où elle vit le coup d'État civil de 2000[2].
Formation et débuts professionnels
De retour en Nouvelle-Zélande, Tavola poursuit ses études pour obtenir un Bachelor of Fine Arts à la Manukau School of Visual Arts du Manukau Institute of Technology (en), et obtient un emploi au conseil municipal de Manukau après avoir obtenu son diplôme[2].
En 2006, elle fonde la Fresh Gallery à Ōtara, Auckland, en partenariat avec le conseil municipal de Manukau et la communauté locale[4]. En 2013, elle rouvre après une extension[5].
Carrière artistique et curatoriale
En 2012, Ema Tavola reçoit de Creative New Zealand le Pacific Contemporary Artist Award, décerné pour la première fois à une curatrice[3],[6].
En 2015, les commissaires Tarisi Vunidilo (en) et Ema Tavola, aux côtés des artistes Joana Monolagi, Donita Hulme, Margaret Aull (en), Luisa Tora[7] et Dulcie Stewart (arrière-petite-fille de Bu Anaseini Diroko)[8], entreprennent un projet de recherche pour mieux comprendre la veiqia et sa signification personnelle pour elles[7]. Travaillant en collectif, sous le titre The Veiqia Project, le groupe se rend à Suva pour examiner les collections du musée et parler aux dirigeants communautaires[9]. Leurs œuvres sont exposées à la St Paul Street Gallery à Auckland en 2016[7]. En 2017, le collectif organise une exposition sur la veiqia au Fiji Museum[10]. Un autre volet du travail du collectif, organisé par Luisa Tora, est exposé à Christchurch en 2021 et s'intitule iLakolako ni weniqia : a Veiqia Project Exhibition[11].
Ema Tavola intervient lors de diverses conférences. En 2019, elle est notamment invitée à Para Site International Conference, à Hong Kong[12], à la Singapore Art Book Fair pour le NTU Centre for Contemporary Art (Singapour)[13] et à Spinning Triangles: Ignition of a School of Design pour SAVVY Contemporary (Berlin et Kinshasa)[3],[14].
En 2019, Tavola ouvre une galerie d'art indépendante appelée Vunilagi Vou, mais elle ferme en 2023[3],[15].
Œuvre
Ema Tavola produit des œuvres ayant trait à la décolonisation et au féminisme indigène, la maternité et les histoires de l'art et de l'activisme BIPOC[17] dans le Sud global[3],[8],[18].
Les œuvres de Tavola, notamment des œuvres textiles telles que des sulus (en), sont conservées au musée d'art d'Auckland[1] et au musée de Nouvelle-Zélande Te Papa Tongarewa[19].
Travail de conservation
- 2016 : Dravuni: Sivia yani na Vunilagi – Beyond the Horizon - musée maritime de la Nouvelle-Zélande[20],[18]
- 2017 : Kaitani – The Physics Room (en), Nouvelle-Zélande[21],[18]
- 2018 : A Maternal Lens – 4e Biennale internationale de Casablanca (Maroc)[3],[22]
- 2018 : Dravuni: Sivia yani na Vunilagi – Beyond the Horizon, Musée maritime de la Nouvelle-Zélande, Oceania Centre for Arts, Culture and Pacific Studies, Université du Pacifique Sud (Fidji)[3],[18]