Emanuel Hiel
poète, écrivain et politicien belge
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Emanuel Hiel (parfois orthographié Emmanuel Hiel) est un écrivain belge d'expression néerlandaise né à Saint-Gilles-lez-Termonde le et décédé à Schaerbeek le .
Termonde, Sint-Gillis-bij-Dendermonde
Schaerbeek
Homme de lettres et poète, Emmanuel Hiel est un des précurseurs du mouvement flamand à une époque où la langue flamande n'est que très peu reconnue dans la jeune Belgique (devenue indépendante trois ans avant la naissance d'Emanuel Hiel).

Plusieurs communes, dont celle de Schaerbeek, ont donné son nom à une rue. À Gand, dans la rue Emmanuel Hiel, fut construit le Emmanuel Hielstadion, qui fut de 1905 à 2010, le stade de résidence du K. RC Gent-Zeehaven (anciennement R. RC de Gand).
Biographie
Hiel étudie dans sa ville natale où il ouvre une librairie, la consacrant presque exclusivement à la langue flamande (Vlaamsche taal) à une époque où celle-ci pas beaucoup de reconnaissance. Il écrit et traduit de nombreux poèmes et compose des poèmes symphoniques. Quand sa librairie fait faillite, il travaille à l'octroi à Bruxelles puis fonctionnaire au ministère de l'Intérieur[1]. À partir du il travaille comme chargé de cours (diction, élocution et déclamation flamande) au Conservatoire royal de Bruxelles, et à partir du en plus comme bibliothécaire au musée royal de l'Industrie[1],[2].
Son plus grand succès a-t-il comme librettiste du dramaturge flamand Peter Benoît[3].
Flamingant engagé, il est membre des associations Vlamingen Vooruit, Willemsfonds en De Distel. Il publie dans plusieurs revues comme Flandria, De Zweep (nl), De Vlaamsche School et Het Laatste Nieuws. Il est rédacteur en chef du Nederduitsch Tijdschrift (1867-1868)[4].
Dès sa fondation par arrêté royale du , Emanuel Hiel est membre titulaire de l'Académie royale flamande de langue et de littérature[5].
De 1879 à 1884 il est conseiller communal à Schaerbeek, pour le parti libéral, ce qu'y résulte dans un monument sur la Place Pogge, une rue qui porte son nom et une école qui porte son nom, le GO Atheneum Emanuel Hiel[2],[6].
À Bruxelles, il était membre de la loge maçonnique Les Amis philanthropes.
Légende
Quelques œuvres
- Looverkens (1859)
- Nieuwe liedekens (1861)
- Gedichten (1863)
- Lucifer (1865)
- De wind (1865)
- De Schelde (1867)
- Gedichten (1868)
- De liefde in het leven (1870)
- Psalmen, zangen en oratoria's (1870)
- Gedichten (1874)
- Jan Borluut (1875)
- Bloemeken (1876)
- Hymnus aan de schoonheid (1882)
- Historische zangen (1885)
- Flandrialiederen voor ons volk (1886)
- Monodramen en andere gedichten (1893)
- Symfonieën en andere gezangen (1894)
- Droomerijen (1895)
Éditions
- (nl) Emanuel Hiel, Hiel's liederen voor groote en kleine kinderen, Antwerpen et Amsterdam, Dela Montagne et Noordendorp, (lire en ligne)
- (nl) Emanuel Hiel, Historische zangen en vaderlandsche liederen, Roeselaere, De Seyn-Verhougstraete, (lire en ligne)