Emil Ferris
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| Distinctions | Liste détaillée Ignatz Award for Outstanding Artist () Lynd Ward Graphic Novel Prize (d) (Moi, ce que j'aime, c'est les monstres) () Prix Eisner du meilleur scénariste (d) () Eisner Award for Best Coloring (en) () Prix des libraires du Québec - Bande dessinée adulte (Hors Québec) (Moi, ce que j'aime, c'est les monstres) () Meilleure œuvre étrangère publiée en Espagne (d) () Prix Libr'à Nous - catégorie Bande dessinée (d) () Bourse Guggenheim () |
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Emil Ferris, née en 1962 à Chicago, est une dessinatrice américaine qui a surtout travaillé dans l'illustration.
Elle acquiert une notoriété soudaine comme auteure de bande dessinée en 2017 avec Moi, ce que j'aime, c'est les monstres (My Favorite Thing Is Monsters), récit de plus de huit cents pages publié par Fantagraphics mettant en scène Karen Reyes, petite fille qui cherche à résoudre le meurtre de sa belle voisine juive dans le Chicago des années 1960.
Emil Ferris naît en 1962 dans le South Side de Chicago dans une famille d'artistes et grandit dans le quartier d'Uptown[1]. Elle travaille comme illustratrice et conceptrice de jouets, ayant notamment pour clients McDonald's et Takara Tomy[2].
En 2001, elle contracte le virus du Nil occidental, qui la laisse partiellement paralysée et la conduit à abandonner un temps son métier[1]. Dans le cadre de sa rééducation, elle s'inscrit au cours d'écriture créative de l'École de l'Art Institute of Chicago et alors qu'elle regagne progressivement ses capacités motrices, se lance dans un long récit en bande dessinée, Moi, ce que j'aime, c'est les monstres[2].
Cette histoire de plus de huit cents pages se présente comme le journal intime de Karen Reyes, petite fille de dix ans fan de monstres qui cherche à comprendre pourquoi sa voisine, la belle Anka Silverberg, une rescapée de la Shoah, a été assassinée[3]. Le récit alterne entre le récit de la vie de Karen à Chicago, des réflexions sur l'Amérique des années 1960 et l'histoire d'Anka sous l'Allemagne nazie[3]. La technique est unique : le dessin est réalisé au stylo à bille, limitant fortement les possibilités de correction[4].
Prévue pour fin 2016 chez Fantagraphics, la première moitié de Moi, ce que j'aime, c'est les monstres est finalement publiée début 2017 après la faillite de son imprimeur chinois[1]. L’artiste reçoit pour cette première publication trois prix Eisner aux États-Unis[5]. La bande dessinée, qui surprend la critique par son audace et sa richesse, est très bien accueillie par de nombreux auteurs réputés (Alison Bechdel, Art Spiegelman[5] ou Chris Ware). Sam Mendes se voit confier par Sony le projet d'adaptation cinématographique[3]. Sa traduction française sort en chez Monsieur Toussaint Louverture[5],[3] et reçoit le fauve d'or au Festival d'Angoulême 2019[5].
Elle devait participer en 2024 aux Utopiales, le festival international de science-fiction à Nantes, mais doit annuler sa présence à cause d'un ennui de santé de son compagnon[5]. Le tome 2 paraît en aux États-Unis.
Œuvres
- Emil Ferris (trad. de l'anglais par Jean-Charles Khalifa), Moi, ce que j'aime, c'est les monstres. Livre premier [« My favorite thing is monsters. Volume 1 »], Bordeaux, Monsieur Toussaint Louverture, , 416 p. (ISBN 979-10-90724-47-1, BNF 45576234).
- Participation à : Diane Noomin et collectif, Drawing Power: Women's stories of sexual violence, harassment and survival, Abrams Books, (ISBN 9781419736193), prix Eisner de la meilleure anthologie 2020[6]
- traduit en français par Samuel Todd sous le titre Balance ta bulle : 62 dessinatrices témoignent du harcèlement et de la violence sexuelle, Massot Éditions, 2020 (ISBN 978-2380352283)
- Emil Ferris (trad. de l'anglais par Jean-Charles Khalifa), Moi, ce que j'aime, c'est les monstres. Livre deuxième [« My favorite thing is monsters. Volume 2 »], Bordeaux, Monsieur Toussaint Louverture, , 416 p. (ISBN 978-2381961491).