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Émile Ernault

linguiste et écrivain français From Wikipedia, the free encyclopedia

Émile Jean Marie Ernault, né à Saint-Brieuc le et mort dans la même vile le , est un linguiste et écrivain français qui s'est beaucoup intéressé au breton.

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Émile Ernault
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Il était barde « Barz ar Gouet » au Gorsedd de Bretagne et chevalier de la Légion d'honneur. Il signait parfois Emil Ernod.

Biographie

Enfance et formation

Il naît le à Saint-Brieuc[1].

Il fait ses études primaires et secondaires au Collège Saint-Charles de Saint-Brieuc[1].

Carrière

Il est employé à la Préfecture des Côtes-du-Nord, il commence sa carrière universitaire comme professeur d'anglais et d'allemand à l’École Saint-Charles[1].

Il apprend le breton à l’âge adulte[1].

Il souscrit et travaille à la Revue Celtique en 1876[1].

Il est élu le membre de la Société de Linguistique[1].

De 1881 à 1884, il suit les cours du Collège de France et de l’École des Hautes-Études[1].

Il est administrateur de la Société de Linguistique en janvier 1882 ; il abandonne cette fonction le lorsqu'il est nommé' maître de conférences à la Faculté des Lettres de Poitiers[1].

Il est docteur es lettres le avec deux thèses ayant pour titres De Virgilio Marone grammatico Tolosano et Le Parfait en grec et en latin, il est promu peu après titulaire de la chaire de Littérature et Institutions grecques, qu’il occupe jusqu’à sa retraite[1].

En 1908, avec le grammairien François Vallée, il fonde l'Entente des écrivains bretons, qui préconise une orthographe unique du breton, à partir de l'écriture du Léon telle qu'améliorée par Le Gonidec. Ernault est investi comme barde au Gorsedd de Bretagne sous le nom bardique Barz ar Gouet Le Barde du Gouët »[2]).

Ses recherches de chants populaires sont surtout centrées sur le Trégor et le Goëlo bretonnant et sont parues dans de nombreuses revues (Mélusine, Revue Morbihannaise, Annales de Bretagne...)[3].

Décès

Il meurt le [4],[5].

Publications

  • Émile Ernault, De l'urgence d'une exploration philologique en Bretagne, Saint-Brieuc,
  • Émile Ernault, Dictionnaire étymologique du breton moyen,
  • Émile Ernault, Petite grammaire bretonne, avec des notions sur l'histoire de la langue et la versification, Saint-Brieuc, Prud'homme, (présentation en ligne, lire en ligne)
  • Émile Ernault, Dictionnaire breton-français du dialecte de Vannes,
  • Joseph-Marie Loth et Émile Ernault, « Bleuniou Breiz-Izel. Fleurs de Basse-Bretagne, choix de poésies couronnées par l'Union régionaliste bretonne à Quimperlé », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 18, no 2, , p. 212–233 (DOI 10.3406/abpo.1902.1149, lire en ligne, consulté le )
  • Émile Ernault, « Notes d'étymologie bretonne (suite) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 18, no 3, , p. 354–375 (DOI 10.3406/abpo.1902.1155, lire en ligne, consulté le )
  • Émile Ernault, « Notes d'étymologie bretonne (suite) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 18, no 1, , p. 49–58 (DOI 10.3406/abpo.1902.1144, lire en ligne, consulté le )
  • Émile Ernault, « Notes d'étymologie bretonne (suite) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 19, no 4, , p. 542–564 (DOI 10.3406/abpo.1903.1187, lire en ligne, consulté le )
  • (br + fr) Émile Ernault (ill. Zoé Ernault), Gwerzioù, sonioù ha marvailhoù, brezonek ha gallek, gant tonioù Poésies bretonnes et françaises avec un conte en prose et airs notés »], Saint-Brieuc, René Prud'homme, (OCLC 496231968, lire en ligne)
  • Émile Ernault, « Notes d'étymologie bretonne (suite) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 19, no 2, , p. 185–213 (DOI 10.3406/abpo.1903.1174, lire en ligne, consulté le )
  • Émile Ernault, « Notes d'étymologie bretonne (suite) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 20, no 2, , p. 188–203 (DOI 10.3406/abpo.1904.1198, lire en ligne, consulté le )
  • Émile Ernault, « Notes d'étymologie bretonne (suite) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 20, no 4, , p. 500–519 (DOI 10.3406/abpo.1904.1210, lire en ligne, consulté le )
  • Émile Ernault, « Notes d'étymologie bretonne (suite) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 21, no 1, , p. 111–123 (DOI 10.3406/abpo.1905.1215, lire en ligne, consulté le )
  • Émile Ernault et Jean Hatzfeld, « Άγγαρεύω — Έγγαρέω. », Revue des Études Anciennes, vol. 14, no 3, , p. 279–282 (DOI 10.3406/rea.1912.1723, lire en ligne, consulté le )
  • Émile Ernault, « Georges Perrot », Revue internationale de l'enseignement, vol. 68, no 2, , p. 227–235 (lire en ligne, consulté le )
  • Émile Ernault, « J.-A. Hild », Revue internationale de l'enseignement, vol. 68, no 2, , p. 235–236 (lire en ligne, consulté le )
  • Joseph Calmette et Émile Ernault, « Livres annoncés sommairement », Annales du Midi, vol. 33, no 131, , p. 236–242 (lire en ligne, consulté le )
  • Émile Ernault, Geriadurig brezonek-gallek, vocabulaire breton-français,
  • Émile Ernault, « Sur le prophète Guinclaff », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 39, no 1, , p. 18–30 (DOI 10.3406/abpo.1930.1657, lire en ligne, consulté le )
  • François Vallée et Émile Ernault, Grand Dictionnaire français- breton,
  • Émile Ernault, « L'Ancien mystère de saint Gwenole, avec traduction et notes », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 40, no 1, , p. 2–35 (DOI 10.3406/abpo.1932.1687, lire en ligne, consulté le )
  • Émile Ernault, « L'ancien mystère de Saint Gwénôlé avec traduction et notes », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 41, no 3, , p. 318–379 (DOI 10.3406/abpo.1934.1722, lire en ligne, consulté le )
  • Émile Ernault, « La vie de Saint-Gwénolé, Abbé, le premier Landévennec (Suite) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 41, no 1, , p. 104–141 (DOI 10.3406/abpo.1934.1715, lire en ligne, consulté le )
  • (br + fr) Émile Ernault (ill. André et Zoé Laigneau), Mojennou brezonek : koz ha neve ha troïdigez c'hallek Fables bretonnes : anciennes et nouvelles avec traduction française »], Saint-Brieuc, Armand Prud'homme, (OCLC 492403040, lire en ligne [PDF])

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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