Émile Joly

résistant français From Wikipedia, the free encyclopedia

Émile Joly, alias Valentin, est un résistant français né le à Mont-de-Laval. Il était commandant du maquis d’Écot. Il fut grièvement blessé le et préféra se suicider plutôt que de se livrer aux Allemands[1].

Décès
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Valentin, Lenôtre, GrandvallierVoir et modifier les données sur Wikidata
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Émile Joly
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Biographie
Naissance
Décès
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Pseudonymes
Valentin, Lenôtre, GrandvallierVoir et modifier les données sur Wikidata
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Présentation

Il était lieutenant au 3e régiment de hussards à Montauban puis commandant du Maquis d’Écot (son alias était Valentin et il était commandant du groupement de résistance de Montbéliard, en liaison avec OCM et le réseau BUCKMASTER)[2],[3].

Il résidait à Étouvans (village natal de sa femme).

« Valentin », chef d'escadron, est le chef de tous les groupes de résistance du Nord Franche-Comté[4].

Il a installé son poste de commandement à Audincourt dans la maison de Gilbert et Marthe Cuenin et réside à Valentigney[4].

Dès la fin de , « Paul » (alias d'Ernest-Frédéric Floege) et « Valentin » participent à un sabotage d'un train près de Montbéliard[5].

Dans la nuit du 5 au , une partie de l'équipe de « Valentin » fait sauter le pont de chemin de fer à Voujeaucourt. Le gros des troupes qui ne participaient pas à ce sabotage gagnent le maquis et s'installent dans les bois de la petite commune d'Écot[6].

Maquis d'Écot

Il était constitué[6] :

  • au centre du bois le groupe de commandement, les agents de liaison, les responsables du ravitaillement, le groupe d'Étouvans commandé par Georges Laclef ;
  • à la lisière du bois, le groupe de Bavans, commandé par Robert Brand ;
  • à l'est, le groupe de Bart commandé par Henri Schwalm et le groupe de Vandoncourt commandé par Robert Cuenot, puis par Michel Banet ;
  • à l'ouest, face au village d'Écot, le groupe de Sainte-Suzanne, commandé par Alfred Gault.

Le , à l'aube, les Allemands lancent une attaque soudaine et importante. Le combat est dur. « Valentin » souhaite battre en retraite en gagnant le plateau de Lomont. Il est pris à revers à Vermondans par les Allemands. 16 combattants sont tués dont le commandant Joly (qui ne fut pas directement tué mais qui, grièvement blessé, préféra se suicider plutôt que de se livrer aux Allemands), 2 blessés et 25 prisonniers. Le chef de la Gestapo de Montbéliard « le grand Karl » dit à cette occasion : « Avec Valentin, la Résistance est morte dans la région »[6].

Le maquis d'Écot aura duré un mois, de début au .

Reconnaissance

Son nom figure sur le monument de la Libération, à Besançon, sur le monument aux morts de Le Bizot et sur une stèle à Étouvans[7].

Distinctions

Il est reconnu « Mort pour la France »[8].

Notes et références

Voir aussi

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