Emma Lavigne

historienne de l'art et commissaire d'exposition française From Wikipedia, the free encyclopedia

Emma Lavigne, née en 1968, est une historienne de l'art et commissaire d'exposition française.

D'abord conservatrice au musée national d'Art moderne, Emma Lavigne prend la tête du Centre Pompidou-Metz en 2015. De 2019 à 2021, elle est présidente du Palais de Tokyo (centre d'art contemporain). Depuis , elle est directrice générale de Pinault Collection ainsi que des musées Palazzo Grassi, Punta della Dogana, à Venise, et de la Bourse de Commerce à Paris.

Biographie

Emma Lavigne est née et a grandi « dans une maison contemporaine vouée aux arts »[1] ; sa mère était psychothérapeute, son père ingénieur[1].

Elle obtient un diplôme en histoire, histoire de l'art et architecture à la Sorbonne et à l'école du Louvre[2].

Elle travaille à l’International Council of Museums (ICOM) à Monum, à la Caisse nationale des monuments historiques et enseigne à l’École Supérieure d’architecture de Paris-Belleville. En 2000, elle devient conservatrice à la cité de la musique.

Elle est commissaire d'expositions consacrées aux relations entre la musique, le son et l'art contemporain[3]. Parmi ses expos, Electric Body interroge la place du corps dans la musique ; Espace Odyssée, scénographiée par Dominique Gonzalez-Foerster, explore la notion d’espace dans la musique contemporaine. Elle présente des projets monographiques dédiés à des artistes de la scène musicale et artistique : les compositeurs György Ligeti, Chen Zhen, Christina Kubisch, Saâdane Afif ou Christian Marclay. L’exposition Marclay Replay est accueillie par plusieurs institutions, en Australie, en Espagne et au Canada. Elle organise pour la première fois en France des expositions sur la scène musicale pop-rock, proposant des relectures historiques de grandes figures de la musique populaire : Jimi Hendrix avec Backstage, Pink Floyd avec Interstellar, et John Lennon avec Unfinished Music.

En 2008, elle est invitée par le musée des Beaux-Arts de Montréal à concevoir l’exposition Warhol Live, puis Imagine Peace avec Yoko Ono en 2009. L’exposition I am a cliché, sur l’héritage de l’esthétique punk, se tient aux Rencontres internationales de la photographie d'Arles, puis au Brésil en 2010 et 2011.

Elle rejoint, en 2008, le Centre Pompidou, comme conservatrice pour l’art contemporain. Elle continue d'étudier les liens entre les arts visuels, la musique, la danse et la performance. Elle est associée au commissariat de l’accrochage elles@centrepompidou, consacrée aux artistes femmes, dont elle organise l’itinérance au Brésil. Elle organise l’acquisition de pièces, comme The Clock de Christian Marclay, Lyon d’Or à la Biennale de Venise en 2011 ; elle conçoit plusieurs expositions, dont l’événement Danser sa vie, avec Christine Macel. Chargée de l’exposition inaugurale du Centre Pompidou Mobile, La Couleur, elle a également été commissaire de la rétrospective Pierre Huyghe au Centre Pompidou ; cette rétrospective fait entrer des organismes vivants dans l’enceinte du musée ; elle a été présentée au Musée Ludwig de Cologne; puis au LACMA de Los Angeles fin  ; la rétrospective Dominique Gonzalez-Foerster sera présentée en 2015/2016 au Centre Pompidou, Paris, puis à Düsseldorf K20 en 2016.

Elle est nommée au Centre Pompidou-Metz le . Elle est commissaire des expositions Warhol Underground, saluée par la presse, Kimsooja – To Breathe, installation de l’artiste coréenne Kimsooja présentée dans le cadre de l’année France-Corée, et commissaire des expositions Musicircus. Œuvres phares du Centre Pompidou (2016-2017), Oskar Schlemmer. L’homme qui danse (2016), et Jardin infini, de Giverny à l’Amazonie (2017). Entre 2016 et 2018, elle est commissaire d’une trilogie consacrée à Jean-Luc Vilmouth rythmée par la présentation du film Lunch Time, et des installations Jungle Science et Café Little Boy. Entre 2017 et 2019, elle présente l’exposition L’Aventure de la couleur. Œuvres phares du Centre Pompidou est consacrée à la persistance des réflexions sur la couleur dans l’histoire de l’art moderne et contemporain. En 2018, elle est commissaire de l’exposition Couples modernes, en collaboration avec la Barbican Art Gallery de Londres. En , Emma Lavigne est commissaire de l’exposition Rebecca Horn, Théâtre des métamorphoses. En , à Poitiers, elle initie avec Emmanuelle de Montgazon une manifestation intitulée Traversées avec Kimsooja comme artiste invitée. En 2020, elle signe les expositions Susanna Fritscher et Le ciel comme atelier, Yves Klein et ses contemporains.

Emma Lavigne a été commissaire du pavillon français à la Biennale d’art de Venise 2015 auprès de Céleste Boursier-Mougenot et du projet révolutions, proposant une réflexion sur les systèmes de contrôle de l’homme et de la nature, les notions d’hybridation et de vivre ensemble. Elle a été commissaire invitée de la 14e Biennale de Lyon, Mondes flottants, redéfinissant le mot « moderne » dans la création actuelle et la mondialisation qui génère mobilité et accélération des flux. Elle prépare pour (avec Vittoria Matarrese) la carte blanche Natures mortes consacrées à Anne Imhof.

Elle est membre de différents conseils d'administration dont celui du FRAC Île de France et du Centre national de la danse. Elle est membre du comité technique d’acquisition du Frac-Abattoirs de Toulouse, du comité scientifique du MAXXI de Rome.

En , Emma Lavigne rejoint la Pinault Collection[4] en qualité de directrice générale[5]. Elle y organise l'exposition Une seconde d'éternité, de à [6] et l'exposition Avant l'orage, à partir du [7].

En , elle est nommé présidente du conseil de l'Ensemble intercontemporain par Rima Abdul Malak, ministre de la Culture[8].

Distinctions

Le , Emma Lavigne reçoit l'insigne de chevalier de la Légion d’honneur des mains de Serge Lasvignes, président du Centre Pompidou, . En 2020, Franck Riester, ministre de la Culture lui décerne le grade de commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres.

Commissariat d'expositions

  • Le Fil rouge, art contemporain africain, 2000, à la Cankarjev Dom Gallery
  • Chen Zhen, Daily Incantations, 2000, au Musée de la musique
  • Jacques Villeglé /Pierre Henry Dans la rue, 2000, au Musée de la musique
  • La cathédrale, 20 siècles d’histoire, 2001, au Palais du Tau
  • Call and Response, Jazz et vidéo, 2001, à la Grande Halle de la Villette
  • Christina Kubisch, le Jardin magnétique, 2001, au Musée de la musique
  • Pianos années Zéro, 2002, au Musée de la musique
  • Electric body, le corps en scène, 2002 au Musée de la musique
  • Jimi Hendrix backstage, 2002 au Musée de la musique
  • Pink Floyd Interstellar, 2003, au Musée de la musique
  • Le Grand Macabre, 2003, au Musée de la musique
  • Espace Odyssée, les musiques spatiales, 2004 au Musée de la musique
  • Saâdane Afif, Power Chords, 2006, au Musée de la musique
  • John Lennon, Unfinished Music, 2005, au Musée de la musique
  • Christian Marclay Replay 2007, 2008 au Musée de la musique puis itinérance au DA2 de Salamanque, ACMI de Melbourne, Fondation Phi, Montrél
  • Warhol Live, 2008, au Musée des Beaux-Arts de Montréal puis itinérances au De Young Museum de San Francisco, au Warhol Museum de Pittsburg et au Frist Center de Nashville, 2008 à 2009
  • Yoko Ono, Imagine Peace, 2009 au Musée des Beaux-Arts de Montréal
  • Elles@centrepompidou (avec Camille Morineau), 2009 au Centre Pompidou, puis itinérance au Centre Cultural Banco do Brasil, 2013
  • I Am A Cliché, l’héritage de l’esthétique punk, 2010, aux Rencontres internationales de la Photographie d'Arles puis itinérance au Centre Cultural Banco do Brasil de Rio, 2011
  • La Couleur, 2011 au Centre Pompidou Mobile
  • Les Archipels réinventés. 10 ans du Prix d’entreprise Ricard, 2009 au Centre Pompidou, puis itinérance à la Vieille Charité, Marseille, 2013
  • Fruits de la passion. Danser sa vie avec Christine Macel, 2011 au Centre Pompidou
  • Christian Marclay, The Clock, 2011 à 2014 au Centre Pompidou
  • Pierre Huygue (rétrospective), 2013 au Centre Pompidou
  • Céleste Boursier-Mougenot, rêvolutions, Biennale de Venise, 2015 au Pavillon français de la Biennale de Venise
  • Dominique Gonzalez-Foerster (rétrospective), 2015 au Centre Pompidou puis itinérance à Düsseldorf K20, 2016
  • Warhol Underground, 2015, au Centre Pompidou-Metz
  • Kimsooja – To Breathe, 2015 à 2016, au Centre Pompidou-Metz
  • Oskar Schlemmer. L’homme qui danse, 2016, au Centre Pompidou-Metz
  • Musicircus. Œuvres phares du Centre Pompidou. 2016 à 2017, au Centre Pompidou-Metz
  • Mondes Flottants. 14e Biennale de Lyon, 2017, à la Biennale de Lyon
  • Jean-Luc Vilmouth trilogie. Lunch Time. Jungle Science 1. Café Little Boy. 2016 à 2018, au Centre Pompidou-Metz
  • Jardin infini, de Giverny à l’Amazonie avec Hélène Meisel, 2017 au Centre Pompidou-Metz
  • L’Aventure de la Couleur. Œuvres phares du Centre Pompidou, 2017 à 2019, au Centre Pompidou
  • Couples modernes, en collaboration avec la Barbican Art Gallery de Londres, 2018, au Centre Pompidou-Metz
  • La Monte Young, Marian Zazeela. The Dream House, 2018, au Centre Pompidou-Metz
  • Rebecca Horn. Théâtre des métamorphoses. 2019, au Centre Pompidou-Metz
  • Traversées / Kimsooja, 12.10.2019 au 19.01.2020, Ville de Poitiers (en binôme avec Emmanuelle de Montgazon)
  • Susanna Fritscher, 2020, au Centre Pompidou-Metz
  • Le ciel comme atelier. Yves Klein et ses contemporains, 2020, au Centre Pompidou-Metz
  • Carte blanche Natures mortes, avec Anne Imhof, 2021, au Palais de Tokyo (centre d'art contemporain)
  • Une seconde d'éternité, à la Bourse de Commerce.
  • Avant l'Orage, à la Bourse de Commerce.

Liens externes

  • Ressource relative à plusieurs domainesVoir et modifier les données sur Wikidata :
  • Emma Lavigne, nouvelle directrice du Palais de Tokyo, nous raconte Yves Klein[9], France Culture,
  • Emma Lavigne : « Dans ce monde en crise, Les artistes nous permettent de respirer», Le Journal Des Arts, [10]
  • Emma Lavigne : "Rester ouvert, rester curieux, rester inventif"[11], France Culture,
  • Emma Lavigne: le Palais de Tokyo doit être la caisse de résonance de la diversité des mondes[12], La Croix,
  • Emma Lavigne, accroche sensible[13], La Croix,
  • Emma Lavigne met le Palais de Tokyo en ébullition pour sa première saison[14] Le Figaro Culture,
  • Emma Lavigne prend la tête du palais de Tokyo[15], Le Monde,
  • La conservatrice Emma Lavigne quitte le Palais de Tokyo pour la collection Pinault [16], Le Monde,
  • Emma Lavigne nommée directrice générale par François Pinault [17], The Artnewspaper,

Références

Voir aussi

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