En 1990, Emma Tucker intègre le Financial Times comme stagiaire. Elle travaille à la tribune de la presse de la Chambre des communes et écrit pour la chronique des marchés monétaires. De 1994 à 2000, elle est en poste à Bruxelles, où elle couvre l'Union européenne. En , elle est à Berlin et devient, pendant trois ans correspondante à l'étranger en Allemagne. Emma Tucker rejoint le Times en 2007 en qualité de rédactrice adjointe des pages culturelles. Elle devient rédactrice en chef de Times2 un an plus tard, puis, en 2012, directrice éditoriale du Times et, en , rédactrice adjointe, sous la direction de John Witherow.
Fin , Emma Tucker est nommée rédactrice en chef du Sunday Times.
En , elle prend ses fonctions de nouvelle rédactrice en chef du Wall Street Journal, la première femme à diriger cette publication économique vieille de 133 ans, remplaçant Matt Murray(en)[2]. Elle précise ses orientations: «Nous allons davantage nous concentrer sur l’amélioration de notre écriture, afin de la rendre plus accessible et attrayante pour les lecteurs, tout en préservant notre réputation d’exactitude et d’impartialité[3]».
En , un conflit est né entre Donald Trump et le Wall Street Journal à la suite de la publication dans le journal d'un article relatif à l'affaire Epstein: Trump avait composé un poème et un gribouillage grossiers dans le cadre d'un recueil compilé pour le 50e anniversaire de Jeffrey Epstein[4]. À la suite de la publication, D. Trump affirme que l'article était «faux, malveillant et diffamatoire». Il a déposé une plainte contre le journal et ses propriétaires, réclamant au moins 10 milliards de dollars.
Emma Tucker a reçu en , le prix international de journalisme d'El Mundo pour son «meilleur travail journalistique[5]».
↑Guillemette Faure, «Emma Tucker, directrice du «Wall Street Journal», «une femme qui n’a peur de rien», pas même de Trump ou de la Maison Blanche», Le Monde, (lire en ligne)
↑(en) Jeffrey A. Trachtenberg, Alexandra Bruell, «Emma Tucker est nommée nouvelle rédactrice en chef du Wall Street Journal, succédant à Matt Murray.», The Wall Street Journal, (lire en ligne)
↑(en) Katie Robertson, «La refonte du Wall Street Journal
Emma Tucker, la rédactrice en chef, s'éloigne de certaines traditions de l'organisation.», The New York Times, (lire en ligne)
↑(en) Michael Savage, «Les coulisses de la confrontation entre le rédacteur en chef de Murdoch et Donald Trump», The Guardian, (lire en ligne)
↑(en) Pablo R. Suanzes, «Emma Tucker: «Les journalistes devraient expliquer ce qui se passe et cesser de penser que notre travail consiste à susciter des polémiques.»», El Mundo America, (lire en ligne)