Emmanuel Dieudonné de Hautefort

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Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
Mère
Anne Louise de Crévant d'Humières (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Emmanuel Dieudonné de Hautefort
Fonction
Ambassadeur de France en Autriche
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
Père
Mère
Anne Louise de Crévant d'Humières (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Françoise-Claire d'Harcourt (d)
Marie Madeleine de Durfort, Mademoiselle de Duras (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Angelique Rosalie d'Hautefort (d)
Adélaïde-Julie d'Hautefort (d)
Abraham Frédéric de Hautefort (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Blason.

Emmanuel Dieudonné, marquis de Hautefort, est un officier et un diplomate français né le et mort à Paris, le .

Carrière militaire

Second fils de Louis-Charles de Hautefort, marquis de Surville, lieutenant-général des armées du Roi, et d'Anne Louise de Crevant d'Humières, il est le petit-fils de Louis de Crevant, duc d'Humières, maréchal de France.

Il porte les titres de marquis d'Hautefort, de Surville et de Sarcelles, comte de Montignac, vicomte de Ségur, baron de Julliac, de La Flotte, de Béhéricourt, seigneur de la Borie, Bellegarde, Savignac, Rethonvillers, Le Mesnil Saint Firmin, etc.

Le , il est reçu chevalier de minorité de l'Ordre de Malte, au Grand Prieuré de France.

Le , il hérite de son oncle François Marie de Hautefort, 4e marquis de Hautefort, sans enfant, tous les biens de la maison de Hautefort. Il devient alors le 5e marquis de Hautefort.

Il est aussi le neveu de Gilles de Hautefort, lieutenant-général des armées navales, le beau-frère d'Henri Camille, marquis de Beringhen.

Il entre au service le comme enseigne au régiment de Condé, est promu capitaine et le devient lieutenant-colonel. Le , il est nommé colonel de ce régiment, et le 28, après la mort de son frère aîné, il hérite de son grade de lieutenant-colonel dans le même régiment et du titre de comte de Surville. Il commande le régiment de Condé au camp sur la Moselle en 1727, lors du siège de Gera d'Adda, de Pizzigetton et du château de Milan lors de la campagne d'Italie de 1733, et en 1734, pendant la guerre de succession de Pologne, lors de la prise de Tortona et de Novara, l'attaque de Colorno et la bataille de Parme, où il est blessé d'une balle au bras.

Promu brigadier des armées du Roi le , il commande une brigade à la bataille de Guastalla, puis en 1735 aux sièges de Reggio, Reggiolo et Gonzaga. Il rentre en France avec le régiment de Condé en .

Le , il devient officier général en étant promu maréchal de camp et quitte son régiment.

Avec le déclenchement de la guerre de Succession d'Autriche, le , il sert sous le maréchal de Maillebois à l'armée du Rhin.

Dans le cadre de la troisième division, il part en campagne en Westphalie, puis pendant l'hiver il est sous le commandement du comte de Lutto à Campine, dans l'électorat de Cologne. En , avec la deuxième division de l'armée du Rhin, il marche jusqu'aux frontières de la Bohême, participe à la prise d'Ellenbogen, assiste Braunau, ravitaille Egra et autres actions. Il rentre en France avec l'armée en . Le , il est envoyé sous les ordres de son beau-père le maréchal-duc d'Harcourt à Sedan, où il termine la campagne.

Le , il est affecté à l'armée des Flandres, sert aux sièges de Menin et d'Ypres. Passé sous le commandement du maréchal de Saxe le , il termine la campagne dans le camp de Courtrai. Il prend alors sa retraite pour raison de santé.

Carrière diplomatique

Le , il est nommé par le roi Louis XV ambassadeur auprès de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, à Vienne, où il se rend en novembre. Il marque son ambassade par l'ampleur des équipages avec lesquels il se déplace à Vienne.

Le , il devient chevalier des ordres du roi avec permission de porter le ruban de l'Ordre du Saint-Esprit, qu'il reçoit à son retour de l'ambassade le .

En , il perd sa seconde épouse, décédée à Vienne.

Après son ambassade, il vit dans la retraite, séjournant souvent en Picardie, dans son château de Champien[1], aujourd'hui disparu, qu'il fait agrandir, par la construction de deux ailes, et de dépendances, remises et écuries[2]. À Hautefort, il fait construire la quatrième aile de l'hospice, qui donne à cet édifice son plan définitif en forme de croix, et fait aussi faire des travaux d'embellissement au château[3].

Il se compose une bibliothèque de livres reliés à ses armoiries[4].

À Paris, il réside à partir de 1766 avec ses deux plus jeunes enfants à l'hôtel de Marsilly, rue du Cherche-Midi, où il meurt le , paroisse Saint-Sulpice.

Son portrait est exposé au château de Hautefort[5].

Distinctions

Mariages

Emmanuel Dieudonné de Hautefort se marie deux fois :

  • Il épouse le : Reine Madeleine de Durfort de Duras (1713 - Champien, ), fille de Jean-Baptiste de Durfort, duc de Duras, maréchal de France, et d'Angélique Victoire de Bournonville.
  • Devenu veuf, il se remarie à La Mailleraye le avec Françoise-Claire d'Harcourt (Paris, paroisse Saint-Sulpice, - Vienne, ), fille de François d'Harcourt (1689-1750), deuxième duc d'Harcourt, pair de France, maréchal de France, et de Marie-Madeleine Le Tellier de Barbezieux (1698 -1735). Devenu veuf une seconde fois, il ne se remarie pas.

Son second mariage fait de lui le beau-frère du maréchal-duc de Croÿ, qui le mentionne souvent dans ses souvenirs, et celui de Claude Louis François Régnier de Guerchy, marquis de Guerchy, qui sera ambassadeur à Londres de 1763 à 1767.

Descendance

Du premier mariage :

  • Jean Louis Emmanuel de Hautefort (Paris, paroisse Saint-Sulpice, - 1731) ;

Du second mariage :

  • Camille Françoise Gabrielle de Hautefort (Paris, paroisse Saint-Sulpice, - ), dite Mademoiselle d'Hautefort ;
  • Armand Charles Emmanuel de Hautefort (Paris, paroisse Saint-Sulpice, - Paris, ), 6e marquis de Hautefort, dont il vend le château à son frère en 1792. Épouse 1) (, divorce) : Maria Amelia Caroline Joseph Xavière de Bavière, dame de Villacerf [7](1744-1820), grande d'Espagne, fille d' Emmanuel François Joseph, comte de Bavière (1695-1747), grand d'Espagne, et de Maria Joséphine, comtesse von Hohenfels (1720-1797 ) ; 2) (9.08.1796) : Anne Michelle Huet (vers 1770 - Périgueux, 1805), dont postérité du second mariage : avec sa seconde épouse, ils sont les grands-parents de Armand Alexandre Emmanuel d'Hautefort ;
  • Adélaïde Gabrielle de Hautefort ( - Paris, paroisse Saint-Roch, ), dite Mademoiselle de Julliac, mariée le avec Louis Antoine Sophie de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu (1736-1791), dont Armand Emmanuel de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu, président du Conseil sous la Restauration ;
  • Adélaïde Julie de Hautefort (Paris, paroisse Saint-Sulpice, - ibidem, ), dite Mademoiselle de Montignac, mariée le avec Louis Joseph de Mailly-Nesle, marquis de Nesle (1744-1810). Dont postérité : leur petite-fille Amélie Louise d'Arenberg (1789-1823) épouse Pie Auguste, duc en Bavière, dont postérité ;
  • Angélique Rosalie de Hautefort (Paris, paroisse Saint-Sulpice, - 1796), dite Mademoiselle de Champien, mariée en 1767 avec Jacques Gabriel Chapt, marquis de Rastignac (1736-1792), mousquetaire de la garde royale, dont trois fils, dont Pierre Chapt de Rastignac, pair de France, et Anne Charles Parfait Chapt de Rastignac, maréchal de camp, gentilhomme de la chambre du Roi ;
  • Agathe Félicité de Hautefort (Paris, paroisse Saint-Sulpice, – ibidem, ), non mariée, dite Mademoiselle de Behéricourt ;
  • Abraham Frédéric de Hautefort enfant, peint par François Adrien Grasognon Latinville
    Abraham Frédéric de Hautefort (Paris, paroisse Saint-Sulpice, [8] - guillotiné à Paris, 1794), comte d'Hautefort, dont il achète le château à son frère aîné en 1792, colonel du régiment de Flandres infanterie. En 1777, il fait reconstruire l'église paroissiale de Champien. Épouse à Champien le Marie-Bertrande d'Hautefort de Vaudre, sa cousine (1747 - guillotinée à Paris, 1794), fille de Jean-Louis d'Hautefort, comte de Vaudre, marquis de Bruzac, baron de Marquessac, et d'Anne Marie de La Baume de Forsac. Dont postérité à Hautefort et à Champien :
    • Louis de Hautefort ( - Paris, ), marié en 1797 avec Julie Alix de Choiseul-Praslin (1777-1799), fille de Renaud César de Choiseul, 2e duc de Praslin, et de Guyonne de Durfort Lorge. Leur fille unique, Sigismonde Charlotte de Hautefort (1799-1847), épouse en 1818 Ange Hyacinthe Maxence de Damas (1785-1862), lieutenant-général des armées du Roi, Pair de France, secrétaire d'Etat à la guerre (1823-1824), ministre des affaires étrangères (1824-1828), gouverneur du duc de Bordeaux (1828-1833), dont postérité.
    • Alphonse de Hautefort, non marié (Paris, - Champien, ) [9].

Références

Source

Annexes

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