Gilles de Hautefort
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| Gilles de Hautefort Gilles de Gontaut-Hautefort[1] | |
| Naissance | à Paris |
|---|---|
| Décès | (à 60 ans) à Paris |
| Origine | Français |
| Allégeance | |
| Arme | |
| Grade | Lieutenant-général des armées navales |
| Années de service | 1685 |
| Conflits | Guerre de la Ligue d'Augsbourg Guerre de Succession d'Espagne |
| Faits d'armes | Bataille de la Hougue bataille navale de Vélez-Málaga |
| Distinctions | Commandeur de Saint-Louis |
| Autres fonctions | Écuyer du comte de Toulouse |
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Gilles de Hautefort ou Gilles de Gontaut-Hautefort[1], chevalier puis comte de Hautefort[2], né en 1666, baptisé en l'église Saint-Sulpice de Paris le et mort le à Paris, est un officier de marine et aristocrate français des XVIIe et XVIIIe siècles.
Origines et famille
Gilles de Gontaut-Hautefort[1] est issu de la maison de Hautefort, branche aînée de la famille de Gontaut, famille noble originaire de la province de Guyenne. Il est le sixième enfant de Gilles, troisième marquis de Hautefort, lieutenant général des armées du Roi et premier écuyer de la Reine, et de sa femme Marthe d'Estourmel, dame d'Estourmel, de Templeux, du Mesnil et de Surville (vers 1632-). Le couple se marie le . Issu de la haute-noblesse, il appartient - selon l'expression de l'historien Michel Vergé-Franceschi à l'« élixir de cour ».
Carrière dans la Marine royale
Débuts pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg
Il entre dans la Marine royale. Il intègre une compagne de gardes de la Marine en 1685; à environ dix-neuf ans. Il connaît ensuite une promotion rapide au début de la guerre de la Ligue d'Augsbourg : enseigne de vaisseau en 1687, il est promu lieutenant de vaisseau en 1691.
Il se distingue au combat de la Hougue le . Commandant une chaloupe armée, il coule à fond deux brûlots ennemis, et en remorque un troisième jusque sous le vent du vaisseau amiral d'Angleterre. En considération de sa belle conduite, le roi le nomme capitaine de vaisseau, en 1692, en même temps que le bailli de Lorraine.
Missions en Méditerranée
En 1696 à Toulon, Claude de Forbin reçoit l'ordre d'armer deux vaisseaux en Méditerranée, pour protéger les navires de commerce, et donner la chasse aux corsaires ennemis. Il est accompagné de Gilles de Gontaut-Hautefort[1]. Ensemble, ils se rendent devant Alger, pour forcer les Barbaresques à observer la paix. À hauteur de Majorque, ils s'emparent d'un bâtiment anglais qu'ils envoient à Toulon. Après quelques pourparlers avec les Algériens, Forbin met les voiles en direction de Céphalonie, d'où il revient bientôt pour aller croiser devant le phare de Messine. Alors qu'il était sur les côtes de Calabre, il force deux corsaires majorquins à s'échouer. Forbin évoque ce passage dans ses Mémoires.
« Mes deux Vaisseaux étoient de cinquante pieces de canon. Le second étoit monté par le Comte de Hautefort[3]. [...] Ces parages font très-dangereux pour les Marchands, je voulus mettre ceux-ci à couvert d'insulte, autant qu'il me seroit possible. Pour cet effet je détachai le Comte de Hautefort avec les deux Corsaires que j'avois pris. II fut à leur rencontre[4]. »
Il commande la frégate La Gaillarde, qui faisait partie de l'escadre du chevalier de Coëtlogon, chargée, en 1698, de lutter contre les corsaires salétins en Méditerranée.
Guerre de Succession d'Espagne
Il est fait chevalier de Saint-Louis le . Le , à la bataille navale de Vélez-Málaga, il commande L'Entreprenant, de 58 canons, dans le corps de bataille, placé sous les ordres du comte de Toulouse, Amiral de France. Son navire est situé, dans la ligne de bataille, immédiatement après Le Terrible, 102 canons, matelot du vaisseau amiral, Le Foudroyant, monté par le comte de Toulouse. Le roi Louis XIV écrit au vice-amiral de Tourville le une lettre autographe conservée au château de Hautefort, où, après avoir complimenté l'amiral sur sa conduite au siège de Gibraltar, il parle de la mort du lieutenant-général de Relingue et dit :
« J'ai ouï dire que le chevalier de Hautefort, capitaine de vaisseau, a des qualités qui nous conviendroient. Je crois que vous ne pouvez choisir mieux ; il servira comme de Relingue faisoit, et cela ne l'empêchera pas de faire son chemin dans la marine. Je suis persuadé que vous ne sauriez mieux choisir[5]. »
Il est élevé au grade de chef d'escadre le , puis à celui de lieutenant-général des armées navales en 1722. Fait commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis le , Gilles de Gontaut-Hautefort[1] meurt sans postérité, à Paris, le , et est inhumé en l'église Saint-Sulpice.