Emmanuel François

From Wikipedia, the free encyclopedia

PrédécesseurIsidore Plaisant

Charles Rogier (intérim)

SuccesseurAlexis Hody
Nom de naissanceNicolas Emmanuel Henri François
Date de naissance
Emmanuel François
Illustration.
Portrait officiel d'Emmanuel François, administrateur de la Sûreté publique (1831-1839).
Fonctions
député au Congrès national
2e Administrateur de la Sûreté de l'état

(7 ans et 8 mois)
Prédécesseur Isidore Plaisant

Charles Rogier (intérim)

Successeur Alexis Hody
Biographie
Nom de naissance Nicolas Emmanuel Henri François
Date de naissance
Lieu de naissance Bastogne
Date de décès (à 55 ans)
Lieu de décès Liège
Nationalité belge
Parti politique Parti de la liberté et du progrès (unitaire)
Conjoint Agnès Julie Marquard
Enfants Jean Léopold Emmanuel François

Jean Jules Emmanuel François

Thérèse Julie Sidonie François

Profession juriste, homme politique

Nicolas Emmanuel Henri François (1784-1840) est un juriste et homme politique belge qui fut administrateur de la Sûreté Publique entre 1831 et 1839.

Emmanuel François naît en 1784 à Bastogne dans le duché de Luxembourg.

Il suit une formation de droit qui lui permet de devenir juriste et d’exercer la fonction d’avocat jusqu’en 1830[1].

Membre du Congrès (1830-1831)

En 1830, Emmanuel François est élu, à l’âge de 46 ans, comme membre du Congrès National pour y représenter le district de Virton[2].

Prises de position

Lors des réunions, il va intervenir trente et une fois sur différents sujets afin d’y défendre ses convictions. Ses interventions les plus notables se font lors des débats sur le sort de la maison d’Orange, de la Province du Luxembourg ainsi que du traité du 20 janvier 1831. On peut également citer ses opinions sur les droits et la constitution.

Les interventions de Mr. François le dépeignent donc comme un libéral[3], anti-hollandais et pro-Luxembourg.

Anti-hollandais

En 1830, la Belgique vient de déclarer son indépendance et de rejeter le contrôle hollandais sur son territoire. Le Congrès doit, lors d’une séance du , traiter de l’exclusion des Nassau de tout pouvoir en Belgique. Ce jour-là, Emmanuel François prévoit un discours qu’il choisit finalement de ne pas prononcer. Ses propos y sont très hostiles à l’encontre des Hollandais et de leur famille royale.

On y lit notamment que la Hollande est un « peuple matériel » dont « la politique a toujours été la seule règle de conduite et l’intérêt, le seul mobile de leurs actions ». Il les accuse ensuite d’avoir traité les Belges « comme une colonie, un pays conquis » et avance que lors de ces débats, les Hollandais n’accorderont « que ce que la force leur arrachera ». La fin de son discours est cependant plus modérée puisque le congressiste rejette l’argument de vengeance : « Mon vote, ce n’est point la vengeance qui le dicte, (…) je vote pour l’exclusion parce qu’elle me parait le seul moyen de calmer les esprits, d’empêcher une nouvelle révolution et d’assurer les libertés de ma patrie »[4]

Pro-Luxembourg, opposition au traité de janvier 1831

Au cours de son processus d’indépendance, la Belgique se doit d’être reconnue par les nations étrangères. Pour ce faire, le , deux protocoles sont publiés dont le premier traite des bases de la séparation du territoire. Néanmoins, plusieurs décisions, jugées inéquitables par les Belges, créent le mécontentement. En effet, une d’entre elles concerne le sort des régions du Limbourg et du Luxembourg qui devront revenir aux Pays-Bas[5].

Emmanuel François, élu comme représentant de la région luxembourgeoise, s’oppose vivement au destin hollandais du Luxembourg et s’exprime à ce sujet le  : « Nous devons fixer l'état de la province de Luxembourg, la comprendre dans la déclaration d'indépendance, sans rompre néanmoins, pour le moment, toutes les relations extérieures ». Par la suite, il appelle à la protestation contre les décisions du [6]. Son opposition se manifeste également lors des débats pour désigner celui qui sera roi des Belges. Emmanuel s’oppose à l’élection de Louis d’Orléans, duc de Nemours, dont le père Louis-Philippe, roi des Français avait accepté les conditions du protocole du et donc l’avenir hollandais du Luxembourg[7]. Par après, il soutient le choix de Léopold de Saxe Cobourg Gotha.

Constitution

Au sein des prises de décisions concernant les libertés et le droit constitutionnel, François adopte une position libérale et démocratique.

Ainsi, il fait l’éloge de la liberté de la presse : « Il faut des garanties contre la licence »[8]. Et lorsque le débat traite des pouvoirs du roi, il rappelle l’article quinze de la Joyeuse entrée de 1780 qui prévoyait le cas de la déchéance[9].

Administrateur de la Sûreté Publique (1831-1839)

Notes et références

Bibliographie

Related Articles

Wikiwand AI