Emmanuel Guillaume-Rey
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Baron Emmanuel Rey |
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Alban Emmanuel Guillaume-Rey est un archéologue, topographe et orientaliste français né le à Chaumont (Haute-Marne) et mort le à Chartres (Eure-et-Loir). Il est connu pour ses travaux sur les États latins d'Orient et sur les fortifications militaires au Proche-Orient.
Alban Emmanuel Guillaume-Rey est né à Chaumont, (France) le . Il prend le nom de son père, François-Victor Guillaume et de sa mère Marie-Françoise-Louise-Florestine Rey[1].
Éminent archéologue et topographe[2], Il est orientaliste et parle l'arabe[3]. Il publie d'importants ouvrages sur les fortifications au Moyen Âge et les colonies françaises en Orient dont les plus précieux sont Étude sur les monuments de l'architecture militaire des croisés en Syrie et dans l'île de Chypre et Les colonies franques de Syrie aux XIIe et XIIIe siècles. Son œuvre fait dire de lui qu'il est le fondateur de l'archéologie des croisades[3]. Ses études, recherches et travaux aiguisent son intérêt pour le Levant.
Le , il est invité par un de ses professeurs à la fondation de l'« Œuvre des Écoles d'Orient »[4], plus connue actuellement sous le nom de l'Œuvre d'Orient[5]. Au retour de son 1er voyage en Orient où il assiste au tirage d’un dictionnaire français-arabe financé[6] par L’Œuvre des Écoles d’Orient, il intègre son conseil d’Administration le [7] pour ne plus le quitter jusqu’à sa mort en 1916.
C'est à l'âge de vingt ans qu'Emmanuel Guillaume-Rey effectue son premier voyage en Syrie, où il se rend pour parcourir et étudier la région du Haouran[8]. D'autres voyages suivront notamment en où il s'embarque cette fois avec Louis de Clerq qui aura la tâche de l'assister dans sa mission, confiée par le ministère de l'Instruction publique, en Syrie-Palestine.
Le , Emmanuel Guillaume-Rey se voit conféré, par le Vatican, le titre de Chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire. L'année suivante, le , on lui décerne le titre de Chevalier de la Légion d'honneur et des Ordres étrangers en qualité de publiciste chargé de missions en Orient[9].
Emmanuel Guillaume-Rey est membre de plusieurs sociétés savantes dans les revues desquelles il publie de nombreux articles : La Société Nationale des Antiquaires de France[10], la Société de Géographie[11] dont il est membre de la Société et de la Commission centrale depuis 1858, la Société archéologique d'Eure-et-Loir[12]. Il envoie souvent des communications à la Revue de l'Orient latin dont il est également membre de la Société du même nom. Sa bibliographie témoigne de son intense activité intellectuelle. En 1879, il participe au congrès géographique international, tenu à Paris, comme Commissaire délégué du ministère de l'Instruction publique[13].
Il est également un généreux donateur puisqu'on retrouve ses collections au musée du Louvre notamment des pièces remarquables comme ces cartels où son nom est inscrit[14]. Il offre également au Louvre un torse provenant du site archéologique de Sarafand (Liban), qu'il avait acquis en 1875[15]. Par ailleurs, il vint enrichir les collections de médailles du musée des Beaux-Arts de Chartres. Le compte-rendu de la séance du de la Société archéologique d'Eure-et-Loir nous informe de cette donation dans son bulletin :
- « L'un de nos confrères, M. E. Rey, chargé d'une mission du gouvernement, a rapporté à la suite de son troisième voyage en Syrie, vingt-sept médailles dont vingt-six au type chartrain et une au type vendômois. M. Rey a donné au musée de la ville de Chartres ces médailles trouvées à Marqab, château qui domine la mer au-dessus de Lattaquié[12]. »
Le Baron Rey est officier dans l'armée française. Au cours de la guerre de 1870, il commande les mobiles d'Eure-et-Loir ; en , il campe avec ses troupes au château de Lauresse en Sarthe[16]. Quelque temps plus tard, il apprend que ce même château est à vendre. Il s'en porte acquéreur le . Il le conserve en propriété jusqu'à sa mort, à Chartres, le ; le château revient alors à son unique fille, la baronne de Loynes du Houlay qui le conservera jusqu'à sa mort en 1959 après avoir légué le château à sa nièce madame d'Hebray de Pouzals, née Nicole de Loynes du Houlley.