Enchaînés (série télévisée)
série télévisée française réalisée par Laure de Butler
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Enchaînés est une série télévisée franco-belge créée par Alain Moreau et réalisée par Laure de Butler, d'après des scénarios d'Alain Moreau, Adriana Barbato et Fanny Talmone, diffusée en Belgique à partir du sur la RTBF La Trois et en France à partir du sur France 2.
Elsa Lepoivre
Lula Cotton-Frapier
(liste complète)
| Type de série | Mini-série |
|---|---|
| Genre | Drame historique |
| Création | Alain Moreau |
| Acteurs principaux |
Olivier Gourmet Elsa Lepoivre Lula Cotton-Frapier (liste complète) |
| Musique | Audrey Ismaël |
| Nb. de saisons | 1 |
| Nb. d'épisodes | 6 |
Production
| Durée | 52 minutes |
|---|---|
| Production |
Alexandre Boyer Emmanuel Daucé |
| Société de production |
Tetra Media Fiction Be-FILMS Umedia |
| Société de distribution |
France Télévisions RTBF |
Diffusion
| Pays d'origine |
|
|---|---|
| Chaîne d'origine | RTBF La Trois |
| Diff. originale | – |
Ce drame historique, qui a pour trame l'esclavage colonial sur l'île Bourbon (aujourd'hui La Réunion), est une coproduction de Tetra Media Fiction, Be-FILMS et la société belge Umedia.
La diffusion de la série en mai 2026 commémore tout à la fois les 25 ans de l'adoption par le Parlement de la loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité, dite loi Taubira, et les 20 ans de l'instauration de la Journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage et de leurs abolitions.
Synopsis
L'histoire se déroule en 1806 dans la colonie française de l'île Bourbon. À la suite des destructions meurtrières causées par un cyclone, Charles Bellevue, un planteur de café esclavagiste, est contraint de céder son « habitation ». Parmi ses esclaves, qui craignent d'être séparés lors de la vente, Isaac apprend qu'il est le fils du maître de la plantation.
Distribution
Famille Bellevue et entourage
- Olivier Gourmet : Charles Bellevue, planteur à l'île Bourbon
- Elsa Lepoivre : Constance, la femme de Charles
- Baptiste Carrion-Weiss : Henri, le fils de Charles et Constance
- Théa Burdin : Églantine, la fille de Charles et Constance
- Francis Convert : Monsieur Roland, le régisseur
- Daniel Léocadie : Martial Laforgue, le nouveau régisseur
Famille Dennemont
- Éric Caravaca : Georges-Marie Dennemont
- Lula Cotton-Frapier : Amélia, la fille de Georges-Marie
Esclaves
- Enzo Rose : Isaac, le fils caché de Charles Bellevue
- Lolita Tergémina : Célestine, la mère d'Isaac
- Edmond Gomis : Germain, l'ancien commandeur
- Alséni Bathily : Tristan, le nègre marron
- Jean-Luc Trulès : Ovide, le vieux charpentier
- Angélique Parvedy : Sidonie
- El Soyad Youssef Farhly : Achille
- Yolène Gontrand : Raissa
- Camille Bessieres Mithra : Yvon
- Prescia Gayino : Thérèse
- Issam Aboudou : Philogène
- Hannah Oredugba Gpikpi : Hortense
- Jean-François Casimir : Félix
- Sihame Saïd Ouma : Fanette
Production
Genèse et développement
La série Enchaînés diffusée en mai 2026 commémore tout à la fois les 25 ans de l'adoption par le Parlement, le 10 mai 2001, de la loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité, un texte dit loi Taubira par lequel la France a été le premier pays au monde à acter cette reconnaissance, et les 20 ans de l'instauration, le 10 mai 2006, de la Journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage et de leurs abolitions[1],[2].
Ce drame historique[3] est une coproduction de Tetra Media Fiction, Be-FILMS et la société belge Umedia en association avec uFund réalisée pour France 2 avec la participation de France Télévisions, du Fonds Images de la Diversité et de l'Agence Nationale de la Cohésion des Territoires, ainsi que le soutien de la région de La Réunion et en partenariat avec le Centre national du cinéma et de l'image animée[4],[5],[6].
Les scénarios des six épisodes de ce drame historique ont été écrits par Alain Moreau, Adriana Barbato et Fanny Talmone, et ont pour trame l'esclavage colonial à La Réunion[3],[7].
La série est créée par le scénariste réunionnais Alain Moreau, qui descend à la fois de personnes réduites en esclavage et d'esclavagistes[8],[9], avec Adriana Barbato et Fanny Talmone, et est réalisée par Laure de Butler[4],[5],[10]. Le scénariste Alain Moreau, originaire de La Réunion, confie : « Au tout début de l'écriture, quelqu'un m'avait demandé pourquoi c'était urgent de raconter cette histoire maintenant. J'avais répondu : ça fait 200 ans que c'est urgent. »[11]. Comme le précise Noémie Jadoulle de la RTBF « En plus de raconter l'histoire de ses ancêtres, Alain Moreau souhaitait aussi débunker un mythe longtemps véhiculé, celui d'un esclavage soit disant "plus doux" à La Réunion » : « On disait que bon, ok c'était l'esclavage, mais que globalement, les maîtres étaient plutôt gentils avec leurs esclaves. C'est évidemment totalement faux. »[11].
Alain Moreau voit dans le double lien entre le propriétaire esclavagiste ruiné Charles Bellevue et Isaac, l'un de ses esclaves qui est son fils caché, un terrain d'exploration des relations complexes à l'époque coloniale : « Il pouvait y avoir de l'affection et un attachement sincère des maîtres à leurs esclaves, ce qui ne voulait pas dire que la situation était juste et acceptable. Mais c'est cette complexité-là que je voulais explorer. »[11].
Il précise encore : « Raconter une histoire située à La Réunion était pour moi une façon de me reconnecter à mes origines. Je voulais retracer un pan de l'histoire de France méconnu, dans l'océan Indien, et rendre compte de la complexité de cette société métissée, pleine de contradictions. Cette série a pour thématique les liens. Ceux qui unissent, qui étouffent. Le lien maître-esclave, père-fils, colonie-métropole. C'est un thème fort. »[12].
L'acteur principal Olivier Gourmet a constaté durant le tournage qu'il est très important pour les Réunionnais de raconter leur Histoire car très peu de films évoquent ce sujet, malgré les nombreux tournages accueillis sur l'île : « Ce sont souvent des séries françaises très grand public, très légères. Ici, ils s'inscrivaient dans quelque chose de l'ordre du devoir de mémoire. »[13].
La production est assurée par Alexandre Boyer et Emmanuel Daucé pour Tetra Media Fiction[6].
Attribution des rôles
Les rôles principaux sont tenus par Olivier Gourmet, qui incarne le propriétaire Charles Bellevue, et le jeune comédien Enzo Rose, qui incarne Isaac, l'un de ses esclaves et son fils caché. Olivier Gourmet explique avoir été le plus bienveillant possible avec son jeune collègue : « Sur le plateau, je sais qu'Enzo pouvait être un peu impressionné. C'était son premier grand rôle, face à un acteur plus âgé et avec "plus d'expérience". Donc le plus important c'était qu'on soit détendus et donc de le mettre à l'aise, d'être normal avec lui. »[11]. Cette bienveillance a permis à Enzo d'être à l'aise en plateau : « Très à l'aise. J'adorais imiter Olivier quand il râlait sur les hélicoptères par exemple. » précise le jeune acteur en riant[14].
Enzo Rose, qui expérimente son premier grand rôle, confie : « La complexité des personnages est folle, c'est un peu les montagnes russes, l'ascenseur émotionnel constant. »[14].
Télé-Loisirs souligne que, « porté par une distribution impeccable, Enzo Rose confirme qu'il possède tous les atouts pour endosser un rôle principal, a fortiori face à la densité et au talent d'un partenaire comme Olivier Gourmet. »[15].
Alexandre Letren, du site VL-Media, ne tarit pas d'éloges pour les comédiens : « Au milieu de la foule de comédiens incroyables – le casting pour choisir les esclaves de Charles est incroyablement maîtrisé – on trouve deux virtuoses, deux magiciens de l'émotion. En premier lieu, l'impressionnant Olivier Gourmet, un des très grands comédiens actuels, qui joue Charles comme courant tout le temps après quelque chose et qui l'obtient à la fin au prix d'un lourd tribut. Face à lui, Enzo Rose est littéralement incroyable en Isaac et lui aussi paiera cher le prix de sa liberté. Mais les deux comédiens sont littéralement impressionnants. »[16].
Pour Olivier Gourmet, « il y a un vrai plaisir à aborder le côté sombre de certains personnages. C'est très intéressant de chercher les raisons qui font qu'une personne est ce qu'elle est. Ce côté dur, pervers, psychopathe d'un personnage, ça m'amuse. C'est ce que j'aime dans le métier : décortiquer les âmes et chercher concrètement ce qui anime ce type de personne […] C'est très excitant de jouer les salauds. Il y a un vrai plaisir. Ça m'amuse beaucoup. »[17].
Tournage
Le tournage de la série se déroule du au dans les commune de Saint-Benoît et Salazie[9], et dans l'ouest de La Réunion[4],[5].
Les décors de la plantation Bellevue avec ses habitations, ses cases et ses champs ont été recréés dans la région de Saint-Benoît[18]. Comme le précise Allociné, « Des prises de vue ont également été réalisées à Salazie, une commune montagneuse et verdoyante, ainsi que dans les alentours de Saint-Paul et Saint-Leu, qui sont des zones plus sèches et côtières. »[18].
L'équipe a dû composer avec le chikungunya, les intempéries, et le cyclone Garance[9],[2]. En effet, alors que le premier épisode de la série commence par une tempête qui ravage l'Île Bourbon en 1806, le cyclone Garance a ravagé une grande partie des décors de la série dix jours avant le premier clap[11],[18].
La production a dû faire face aux conséquences, avec des coupures d'électricité et des réécritures en urgence[11]. En plus des coupures d’électricité, de nombreux hélicoptères survolaient l’île pour réparer les dégâts, interrompant ainsi le tournage le temps de leur passage[18]. Au Festival Séries Mania, où la série était présentée en Compétition française, la réalisatrice Laure de Butler a expliqué que ce fut « un vrai challenge de production et un vrai challenge artistique »[11],[18]. Elle précise encore à Ouest-France : « On a dû tout repenser, décaler, réécrire certaines scènes. Et ensuite, il a fallu composer avec les conséquences : hélicoptères, intempéries… »[19]. De son côté, Olivier Gourmet explique qu'il est tombé malade durant le tournage : « J'ai attrapé le Chikungunya, et, pendant trois jours, je n'étais pas bien. Je suis allé tourner, mais j'avais de la fièvre et j'étais content que la journée s'arrête. »[20].
Olivier Gourmet dit de la réalisatrice Laure de Butler : « Elle était enthousiaste et nous insufflait du plaisir à chaque instant sur le plateau. Bonne humeur, écoute, humilité, rire, affection. Elle a fédéré toute l'équipe, c'était que du bonheur. »[14]. L'acteur renchérit « J'ai rarement travaillé avec quelqu'un qui insufflait une telle énergie, une telle joie et une telle plénitude sur un plateau. Elle était là très tôt, chaque matin. Dès qu'on arrivait, elle était prête, toujours souriante et pleine d'énergie, de gentillesse, de folie, d'affection, de respect envers tout le monde, de jovialité, d'humour. Une énergie absolument solaire qui déteignait sur tout le monde. Je me suis dit que j'aurais du mal dorénavant à travailler avec d'autres personnes. »[13]. Enzo Rose renchérit : « C'était le poumon de ce tournage. Je l'appelais même "Mon Capitaine". »[14].
La majorité des techniciens et des acteurs sont réunionnais, un choix assumé par la direction[9].
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre français : Enchaînés
- Genre : drame historique[3]
- Création : Alain Moreau[11],[10],[12],[21]
- Réalisation : Laure de Butler[4],[10],[15]
- Scénario : Alain Moreau, Adriana Barbato et Fanny Talmone[5],[10]
- Musique : Audrey Ismaël[10],[16]
- Décors : Denis Seiglan
- Costumes : Emmanuelle Pertus
- Photographie : Benjamin Louet
- Son : Laurent Cercleux
- Montage : Emmanuel Douce
- Maquillage : Valérie Cancalon
- Coiffure : Christine Paquier
- Production : Alexandre Boyer et Emmanuel Daucé[22]
- Sociétés de production : Tetra Media Fiction, Be-FILMS et Umedia[4],[5]
- Sociétés de distribution : RTBF et France Télévisions[4],[5]
- Pays de production :
France /
Belgique - Langue originale : français
- Format : couleur
- Nombre de saisons : 1
- Nombre d'épisodes : 6
- Durée : 52 minutes
- Dates de première diffusion :
Épisodes
Réparer
En 1806 dans la colonie française de l'île Bourbon, une violente tempête dévaste l'exploitation de Charles Bellevue et tue neuf de ses esclaves. Confrontés au risque de faillite, Charles et son épouse Constance envisagent les solutions possibles, de la vente d'esclaves à la vente du domaine, en passant par la vente de la maison qu'ils possèdent en ville. Charles reçoit une offre de son voisin Dennemont mais il la décline.
Par ailleurs, le jeune esclave Isaac apprend de sa mère Célestine qu'il est en fait le fils caché de Charles Bellevue. Constance, l'épouse de Charles, consciente de l'infidélité passée de son mari, exige que ce dernier vende Célestine et Isaac mais, au lieu de celà, Charles nomme Isaac « commandeur » de son exploitation à la place de Germain, mort des blessures subies lors de la tempête.
Tristan, un esclave du domaine Bellevue, décide de fuir et devient ainsi un nègre marron.
Sacrifices
Tristan, blessé au pied, se réfugie dans une grotte où il reçoit l'aide d'Amélia, la fille de Georges-Marie Dennemont qu'il a sauvée jadis du suicide. Repris par des chasseurs d'esclaves, il est ramené à la plantation où Isaac obtient que Charles limite sa punition à une chaîne de 30 livres portée aux pieds pendant un mois.
Par ailleurs, une esclave vole un bijou de Constance Bellevue : Charles ordonne à Isaac de la punir de 30 coups de fouets mais Célestine s'accuse du vol, obligeant ainsi son fils à la fouetter.
La goutte d'eau
La sécheresse pousse Isaac à faire creuser un puits par les esclaves. Ayant trouvé un crâne, il interprète cela comme un signe des ancêtres confirmant la présence de l'eau : mais plus bas, ils ne trouvent que de la roche.
Par ailleurs, le conflit entre entre Charles Bellevue et son voisin Georges-Marie Dennemont gagne en intensité.
Comme des chiens
Alors que les réserves de nourriture de la plantation sont vides, Charles Bellevue disparaît sans explications pendant plusieurs jours.
En son absence, son fils Henri prend la direction de la plantation mais doit faire face à une révolte des esclaves, avec l'aide d'Isaac. En guise de remerciement, il promet de l'affranchir.
Mais Charles, une fois revenu, refuse d'honorer cette promesse. Isaac lui demande alors d'affranchir sa mère Célestine, qui lui a raconté comment Charles l'avait violée 20 ans plus tôt.
Partir ou mourir
Henri Bellevue, lassé de toujours passer après le « précieux bâtard » de son père, complote avec sa mère Constance pour prendre un bateau pour la France.
Pour remplacer Roland, le régisseur tué lors de la révolte des esclaves, Charles Bellevue engage un nouveau régisseur, Laforgue, encore plus dur envers les esclaves.
Son médecin de famille ayant constaté qu'Amélia est enceinte, Georges-Marie Dennemont envoie la milice pour arrêter Henri Bellevue. Convaincus que leur fils n'est pas responsable de la grossesse de la jeune femme, Charles et Constance font pression sur leur cuisinière Raissa dont la mère est la gouvernante d'Amélia et ils apprennent que l'amant est Tristan, un de leurs esclaves. Tristan explique avoir sauvé jadis Amélia du suicide et être devenu ensuite son ami. Mais, afin de sauver l'honneur de la jeune femme, il s'accuse de l'avoir violée, alors que leur relation était pleinement consentie.
Bellevue avoue la vérité à Dennemont et le provoque en duel pour laver l'honneur de son fils. Dennemont ayant raté son troisième et dernier tir, Bellevue, magnanime, lui laisse la vie sauve. Les deux voisins tombent alors d'accord pour organiser le mariage de leurs enfants.
La flamme
Bellevue enferme Isaac pour avoir aidé Tristan à s'enfuir. Au moment où il s'apprête à le livrer à la milice, Célestine lui vole son arme et le menace mais elle est tuée par Laforgue, le nouveau régisseur. Emmené par la milice, Isaac réussit à s'échapper.
Lors du mariage, au moment de dire « Oui je le veux », Amélia hésite et Henri comprend qu'elle aime en fait Tristan. Amélia rejoint Tristan sur la plage mais Henri l'a suivie et les deux jeunes gens s'entretuent.
Pendant ce temps, le vieux charpentier Ovide met le feu à la maison Bellevue : Constance et sa fille Églantine meurent dans l'incendie, de même que Dennemont qui se rue dans la maison pour sauver sa fille Amélia qu'il croit à l'intérieur.
Charles Bellevue hérite de tous les biens de Dennemont et, ayant perdu tous les siens, devient ironiquement l'homme le plus riche de l'île Bourbon. De son côté, Amélia prend un bateau pour la France pendant qu'Isaac rejoint un camp de marrons dans la montagne.
Accueil
Audiences et diffusion
En Belgique
En Belgique, la série est diffusée le mardi à 20 h 30 sur RTBF La Trois par groupe de deux épisodes du 7 au mais, les audiences étant faibles, elles n'ont pas été communiquées par le Centre d'information sur les médias (CIM).
En France
En France, la série est diffusée le mercredi à 21 h 10 sur France 2 par groupe de trois épisodes les 6 et .
| Épisode | Diffusion | Audience moyenne | Réf. | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Jour | Horaire | Nombre de téléspectateurs |
Part de marché (sur les 4 ans et plus) |
Classement[Notes 1] | ||
| 1 | Mercredi | 21 h 10 - 22 h 00 | 2 120 000 | 10,9 % | 2e | [24] |
| 2 | 22 h 00 - 22 h 45 | 1 670 000 | 9,8 % | |||
| 3 | 22 h 45 - 23 h 35 | 1 260 000 | 11,3 % | 4e | ||
| 4 | Mercredi | 21 h 10 - 21 h 55 | ||||
| 5 | 21 h 55 - 22 h 40 | |||||
| 6 | 22 h 40 - 23 h 35 | |||||
| Moyenne de la saison | ||||||
- Les chiffres d'audience les plus hauts
- Les chiffres d'audience les plus bas
Accueil critique
Comme le souligne Noémie Jadoulle de la RTBF : « Avec ses six épisodes, Enchaînés s'inscrit dans une volonté claire : remettre en lumière une histoire trop peu racontée. Entre fresque historique et drame intime, la série refuse les raccourcis manichéens et préfère explorer les zones grises, là où l'amour et l'empathie survivent, même dans les systèmes les plus inhumains. »[11].
Pour Sud Ouest, « L'enjeu de ne pas faire une série sur l'esclavage mais une œuvre qui questionne sur les liens humains pendant cette sombre période est très réussi. Cette relation père-fils, faite d'amour et de haine, ne masque pas l'horrible réalité du destin des esclaves. »[12].
Télé-Loisirs souligne : « Si vous pensiez connaître cette sombre période de l'histoire de France, Enchaînés va peut-être vous surprendre, tant la série prend les idées reçues à contre-pied. Créée par l'auteur réunionnais Alain Moreau, elle démontre que la complexité de la nature humaine dépasse le cadre simpliste des étiquettes, chacun cherchant à s'affranchir du fardeau qui lui a été transmis à la naissance. »[15].
Télérama souligne que l'esclavage est « un sujet encore trop rare dans le paysage audiovisuel français » et estime que « cette série sur le sort des esclaves d'une plantation de l'île Bourbon se regarde comme un objet pédagogique. »[25].
Le journal Les Échos souligne lui aussi que « L'histoire de l'esclavage et de sa cruauté a souvent été portée à l'écran aux Etats-Unis. En France, en revanche, le sujet reste largement inexploré. C'est là le premier mérite d' Enchaînés : elle ose s'attaquer à l'histoire coloniale française en situant son intrigue en 1806 à La Réunion, l'ex-île Bourbon. Mais ce n'est pas son seul atout. Réalisée par Laure de Butler, la série évite le spectaculaire pour privilégier un réalisme immersif. On y ressent la chaleur étouffante, l'oppression permanente, l'âpreté du quotidien dans une modeste plantation. »[26].
Pour La Croix, « À l'occasion des vingt-cinq ans de la loi Taubira, la minisérie Enchaînés rappelle la terrible réalité de l'esclavage à la Réunion dans un récit prenant qui marie souffle romanesque et distribution de haute volée. »[27].
Alexandre Letren, du site VL-Media, est très enthousiaste : « Enchaînés est une série brillante, remarquable, d'une maturité extrême et avec un propos d'une rare intensité, maîtrisée de bout en bout pour aboutir à une œuvre de référence. Dès les premières minutes, le spectateur est plongé dans cette histoire grave et ne retrouvera la lumière qu'une fois le destin d'Isaac accompli dans les dernières minutes de la série […] On ne peut aussi que saluer l'incroyable maestria avec laquelle la caméra de Laure de Butler emporte tout ça, la manière dont elle dirige ses acteurs, dans l'horreur comme dans la grâce. »[16].