Exerçant comme métallurgiste, il s'engagea dans le syndicalisme en devenant secrétaire de la Federazione Italiana Operai Metallurgici (Fédération ouvrière italienne de métallurgie) à Naples. Membre du Parti socialiste italien (PSI), il participa aux « Bienno Rosso» et rejoignit en 1924 le Parti communiste italien (PCI) dont fut le dernier secrétaire de la Chambre du travail de Naples et de la fédération provinciale.
L'exil à l'étranger
En , il fut condamné à trois ans et demi de prison, mais parvint à émigrer clandestinement à Marseille, où il adhéra au Parti communiste français. Avec Nicola Di Bartolomeo et Mario La Rocca, il fut membre du comité régional des groupes communistes italophones. Expulsé de France, il se réfugia en Belgique, où il rejoignit la Fraction de gauche du PCd'I, un groupe soutenant les positions d'Amadeo Bordiga, premier secrétaire du parti. Le , il signa, au nom de la Fraction, un document de l'opposition communiste intitulé « Sur les perspectives et les tâches de la révolution chinoise », et en 1931, il publia dans le bulletin de la Fraction l'article « La question syndicale et le travail étranger ». En 1935, lors du congrès de la Fraction, il présenta, avec Virgilio Verdaro et Piero Corradi, une résolution par laquelle le groupe se dissociait du PCd'I, désormais considéré comme allié au fascisme.
À Naples, il fut l'un des protagonistes de la scission de Montesanto, qui divisa le PCI pendant plusieurs mois. Après la guerre, il participa à la refondation de la Confédération générale italienne du travail (CGI), dont il fut secrétaire jusqu'en 1944. Il prit également la direction du journal Battaglie Sindacali . Avec la création de la CGI et le Pacte de Rome du , le syndicat dirigé par Russo fut dissous. Il refusa par la suite les postes publics qui lui furent proposés, notamment celui de ministre du Travail, et rompit avec le Parti communiste italien, adoptant des positions contraires à celles du parti vis-à-vis du stalinisme.
Clara De Marco, La costituzione della Confederazione Generale del Lavoro e la scissione di "Montesanto" (1943-1944), in "Giovane Critica", n. 27, estate 1971.
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Arturo Peregalli, L'altra Resistenza. Il PCI e le opposizioni di sinistra in Italia 1943-1945, Graphos, Genova, 1991.
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