Entretiens sur la pluralité des mondes

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AuteurFontenelle
PaysDrapeau de la France France
Genreessai
Date de parution1686
Entretiens sur la pluralité des mondes
Image illustrative de l’article Entretiens sur la pluralité des mondes
Page de titre de l'édition de 1724.

Auteur Fontenelle
Pays Drapeau de la France France
Genre essai
Date de parution 1686

Entretiens sur la pluralité des mondes est un essai sur l'astronomie publié par Fontenelle en 1686. L'ouvrage se compose de six leçons de vulgarisation des connaissances de René Descartes et Nicolas Copernic, données à une marquise, réparties sur six soirées et précédées d'une préface et d'un envoi À Monsieur L***.

  • Premier soir : Que la Terre est une Planète qui tourne sur elle-même, & autour du Soleil.
  • Second soir : Que la Lune est une Terre habitée.
  • Troisième soir : Particularités du Monde de la Lune. Que les autres Planètes sont habitées aussi.
  • Quatrième soir : Particularités des Mondes de Vénus, de Mercure, de Mars, de Jupiter, & de Saturne.
  • Cinquième soir : Que les Étoiles Fixes sont autant de Soleils dont chacun éclaire un Monde.
  • Sixième soir[1] : Nouvelles pensées qui confirment celles des Entretiens précédents. Dernières découvertes qui ont été faites dans le Ciel.

Antériorité

Épicure, dans sa Lettre à Hérodote, parlait déjà de la « pluralité des mondes »

Giordano Bruno, dominicain et philosophe, à la fin du XVIe siècle, émet l'hypothèse de « la pluralité des mondes habités » dans son ouvrage De l'infinito universo et Mondi.

Intentions de Fontenelle

Fontenelle est un des initiateurs de l'esprit de vulgarisation scientifique, qui sera poursuivi par les encyclopédistes du XVIIIe siècle[2]. Jusqu'ici, les ouvrages scientifiques étaient en latin et destinés aux érudits, et Fontenelle tente de changer cet état de fait.

À la fin du XVIIe siècle, l'héliocentrisme n'était pas encore très connu du grand public cultivé qui en restait plutôt au géocentrisme de Ptolémée, et cet ouvrage est un des premiers à tenter de vulgariser le système de Nicolas Copernic.

L'ouvrage développe aussi certaines idées de son auteur, comme le scepticisme face à la métaphysique, la foi en la puissance de la méthode scientifique et du progrès, et la défense du relativisme en opposition aux philosophes qui pensent que l'homme et ses préoccupations sont au centre de l'univers [2].

Réception

Dès 1730, le poète et diplomate russe Antioche Cantemir traduit le Premier soir. En 1742 il compose sur cette œuvre des commentaires qui forment l'ébauche de son traité De la Nature et des Hommes, première tentative de doter la langue russe d'une terminologie philosophique. Mais la traduction du traité de Fontenelle en russe est censurée par le Saint-Synode en 1756.

Pierre Flourens en a fait l’éloge en disant

« que Fontenelle a le double mérite d’éclaircir ce qu’il peut y avoir d’obscur dans les travaux de ceux qu’il loue, et de généraliser ce qu’ils ont de technique[3]. »

Éditions

Notes et références

Voir aussi

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