Environnement à Chypre
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L'environnement à Chypre est l'environnement (ensemble des éléments - biotiques ou abiotiques - qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins) de Chypre.
Milieux
Le climat chypriote est méditerranéen avec des étés très chauds et très secs et des hivers frais et humides. Chypre est l'île la plus chaude de la Méditerranée et Nicosie est une ville qui connaît des températures particulièrement élevées avec une moyenne annuelle de 20,0 °C. Les hivers sont tempérés (température moyenne en janvier-février 5 à 6 °C pour les minimales et 15−16 °C pour les maximales). Les étés sont presque torrides (température moyenne en juillet 23 °C - 37 °C avec, en moyenne, 79 jours par an où la température atteint ou dépasse 35 °C.)
Faune et flore
Chypre est une des zones de reproduction traditionnelles des tortues Caouanne, espèce protégées[1].
Espaces protégés
Impacts sur les milieux naturels
Activités humaines
Industries
Agriculture, pêche et chasse

Le secteur traditionnel agricole de type méditerranéen souffre d'une sécheresse persistante. Seulement 15 % du territoire est cultivé. Les principales productions sont la pomme de terre, le raisin, le citron, l’orge, le blé, la caroube et l’olive. L'élevage constitue un secteur important (ovins, caprins, porcs) mais la pêche est peu développée. Les vignobles se situent principalement dans le sud-ouest de l'île. La surface viticole est d'environ 10 000 hectares.
La chasse à la glu, décriée, est pratiquée. En 2012, l’association Committee Against Bird Slaughter (« Comité contre le massacre des oiseaux ») a détruit près de 9 000 pièges à Chypre[2].
Transports
Activités tertiaires
Pression sur les ressources
Pression sur les ressources non renouvelables
Les principales ressources de l'île sont le cuivre, pyrite, amiante, gypse, bois, sel, marbre et une terre argileuse.
Pression sur les sols et l'eau
Le manque d'eau est un problème récurrent et historique à Chypre, qui ne dispose pas de réserves naturelles, et ne connaît que des pluies irrégulières. Des usines de désalinisation sont utilisées depuis le début du XXIe siècle. En 2022, elles fournissent 70 % de l'eau potable. Les 30 % restants sont puisés dans des nappes phréatiques qui se tarissent, et qui sont détériorées et polluées par les eaux usées, les déchets industriels, ainsi que les intrants chimiques utilisés dans l'agriculture. La plupart des scénarios de réchauffement climatique prévoient une désertification du pourtour méditerranéen, qui frappe déjà Chypre. Les actuelles usines de désalinisation, très énergivores, et dépendant quasi exclusivement d'énergies fossiles importées, sont condamnées à moyen terme par la nécessité de sortir de la dépendance économique aux importations de ces énergies fossiles, très couteuse, et pour limiter les émissions de CO2.
La consommation d'eau de la population actuelle, très supérieure aux ressources soutenables en eau, est déjà envisagée comme un défi vital dans un monde où l'énergie se raréfie, et où les problèmes de sécheresse deviennent plus aigus.
Chypre connait également des problèmes de dégradations côtières, et de destruction des habitats de la vie sauvage par l'urbanisation.