Lorsque la Seconde guerre mondiale éclate, Enzo Giacchero est enrôlé dans l'ingénierie ferroviaire. En 1942, il entre comme officier parachutiste dans la division Folgore et prend part à la guerre en Afrique. Il est blessé lors de la bataille d'El Alamein et doit être amputé d'une jambe. Il reçoit alors la médaille d'argent de valeur militaire.
Après le et malgré sa blessure, Giacchero prend activement part à la Résistance en qualité de vice-commandant d'une formation d'inspiration monarchiste, la 6ème division alpine autonome d'Asti.
Après-guerre
À la libération, il est nommé préfet d'Asti par le Comité de libération nationale et le reste jusqu'au , date à laquelle les préfets politiques sont remplacés par des préfets de carrière. Il est l'un des fondateurs, après la guerre, de la Fédération italienne de parachutisme sportif civil et en assure la présidence.
Enzo Giacchero est élu député à l'Assemblée constituante le sur la liste de la Démocratie chrétienne. En 1948, il est élu à la Chambre des députés et est vice-président du groupe démocrate-chrétien dès 1952.
Après son mandat à la Haute Autorité, Enzo Giacchero préside la Société pour l'autoroute Turin-Piacenza (1963-1968) et l'Union industrielle d'Asti (1971-1974).
En 1975, souhaitant faire naître une organisation de la droite démocratique, il préside la Constituante de droite pour la liberté promue par le Mouvement social italien - Droite nationale. Deux ans plus tard, il figure parmi les membres fondateurs de Démocratie nationale - Constituante de droite et est nommé président honoraire. En 1979, il est candidat au Sénat pour Démocratie nationale dans la circonscription de Cuneo, Asti et Turin, mais obtient un score extrêmement faible.
Mauve Carbonell, «Biographies des membres de la Haute Autorité de la CECA», dans Des hommes à l'origine de l'Europe, Presses universitaires de Provence, , 283p. (ISBN978-2853997119, lire en ligne), p.199-236