Erhard Borel, né le à Neuchâtel et mort le dans la même ville, est un industriel neuchâtelois.
Industriel
Fils d'Erhard Borel et d'Adrienne-Françoise Thuillier, Erhard se forme aux affaires à l'étranger, notamment à Francfort, à Amsterdam et à Vienne entre 1814 et 1816[1].
Dès 1819, Erhard Borel assume avec son frère Jean Antoine Charles la direction de la fabrique de papier familiale à Serrières[2]. Il contribue à étendre la fabrication de papier en adoptant diverses améliorations techniques, notamment avec l'installation de cuves. Il se rend ensuite en Alsace, à Paris puis à Londres en 1838 pour examiner la nouvelle machine à papier continu[1]. De retour à Neuchâtel, il fait construire un moulin permettant d'accueillir une machine produisant du papier sans fin, augmentant ainsi considérablement la production[1]. Entre 1846 et 1847, Borel fait construire un bâtiment pour installer une cantine pour ses ouvriers. Après l'avènement de la République, il transforme la papeterie en une société par actions afin d'y introduire des capitaux étrangers[1].
Homme politique
Député de l'opposition libérale au Corps législatif et membre pressenti du gouvernement qui aurait dû se former après l'insurrection de , il doit s'expatrier momentanément après ces événements. Républicain convaincu, il siège à nouveau au Corps législatif de 1841 à 1848. Nommé membre et chancelier du gouvernement républicain provisoire en , puis député à la Constituante, il devient préfet de Neuchâtel en 1848-1849 avant d'être élu au Grand Conseil et au Conseil d'Etat de 1849 à 1853. Il a publié, en tout ou en partie à ses frais, deux journaux radicaux, Le Patriote neuchâtelois (1848-1849) et Le Républicain neuchâtelois (1849-1856)[2].
Références
1234Christine Chenaux, «Erhard Borel V. Industriel et homme politique (1793-1861)», dans Michel Schlup (dir.), Biographies neuchâteloises. Tome 2: Des Lumières à la Révolution, Hauterive, Attinger, , p.29-33