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Ernest Constans

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Antoine Ernest Constans, né le à Béziers (Hérault) et mort le à Paris, est un homme politique français. Il repose au cimetière de Sainte-Croix (Aveyron).

Faits en bref Fonctions, Sénateur français ...
Ernest Constans
Illustration.
Ernest Constans photographié par Eugène Pirou.
Fonctions
Sénateur français

(19 ans et 8 jours)
Circonscription Haute-Garonne
Député français

(13 ans, 10 mois et 14 jours)
Élection 5 mars 1876
Réélection 14 octobre 1877
21 août 1881
18 octobre 1885
6 octobre 1889
Circonscription Haute-Garonne
Législature Ire, IIe, IIIe, IVe et Ve (Troisième République)
Groupe politique Gauche (1876-1877)
Opportuniste (1877-1881)
Union républicaine (1881-1890)
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Raymond Leygue
Ambassadeur de France dans l'Empire ottoman

(11 ans)
Prédécesseur Paul Cambon
Successeur Maurice Bompard
Gouverneur de l'Indochine française

(5 mois)
Prédécesseur Georges Jules Piquet
Successeur Auguste Eugène Navelle
Ministre de l'Intérieur et des Cultes

(1 an, 11 mois et 10 jours)
Gouvernement de Freycinet IV
Prédécesseur Léon Bourgeois
Successeur Émile Loubet

(1 an et 7 jours)
Gouvernement Tirard II
Prédécesseur Charles Floquet
Successeur Léon Bourgeois

(4 mois et 2 jours)
Gouvernement de Freycinet I
Ferry I
Prédécesseur Charles Lepère
Successeur Pierre Waldeck-Rousseau
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Béziers
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décès 7e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Profession Diplomate
Fermer

Biographie

Fils de Armand Constans, receveur de l'enregistrement, et de Marie Victoire Galtié, Ernest passe sa licence de droit à Toulouse en 1854[1], puis le doctorat en 1857. Le , il épouse à Sainte-Croix dans l'Aveyron Magdeleine Masbou, fille d'un avocat[2].

En 1861, il exerce comme avocat à Toulouse. Son père étant décédé et ayant un petit héritage, il tente sa chance à Barcelone. D'abord associé à Cousinet, il est marchand de charbon anglais et c'est une première faillite. Il crée en 1862, sous le nom de Don Ernesto Constans y Galtié [3],[4], une entreprise de pompes locomobiles[Note 1] Ernesto Constans y compania associé en commandite avec Puig y Puig un banquier catalan. La société fait faillite et Ernest Constans rentre en France pour reprendre ses études de droit.

Ayant réussi son agrégation en 1867, Ernest Constans devient professeur de droit à la faculté de Douai et revient à Toulouse en 1870[5]. En 1874 après 16 ans d'absence, il réintègre la franc-maçonnerie et, en 1875, devient vénérable de la loge toulousaine « les Cœurs réunis » avant d'être élu député de la Haute-Garonne (circonscription de Toulouse) en 1876, siégeant dans la Gauche républicaine.

Lors de la crise du 16 mai 1877, il est l'un des signataires du manifeste des 363[6]. Réélu en , il est appelé comme ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Charles de Freycinet (du au ).

En 1887, il est nommé chef de la légation française à Pékin. En tant que tel, il est l'un des signataires de la convention du établie entre la France et la Chine pour délimiter la frontière entre la Chine et le Tonkin. Du à , Constans est le premier gouverneur général de l'Indochine française, placée sous protectorat français.

Selon l'historien Charles-Robert Ageron, les conceptions d'Ernest Constans quant aux questions coloniales sont d'un « cynisme agressif », la colonisation ayant pour but principal l'enrichissement des colons[7].

Le , il redevient ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Pierre Tirard qui cherche un républicain, homme à poigne, pour contrecarrer les entreprises du général Boulanger. Constans est en outre franc-maçon, ce qui, dans le contexte d'alors, est également une recommandation. Il se signale par sa répression du boulangisme, ordonnant la dissolution de la Ligue des patriotes (). Il fait également courir la rumeur de l'arrestation imminente du général Boulanger et de son jugement en Haute Cour pour « attentat contre la sûreté de l'État », ce qui amène l'intéressé à s'enfuir en Belgique, en le discréditant auprès de l'opinion.

Constans démissionne le , entraînant la chute du gouvernement.

Il retrouve son portefeuille dans le gouvernement de Charles de Freycinet, le . Bien que violemment pris à partie par les députés boulangistes et par une partie de la presse[8],[Note 2], il reste en fonctions jusqu'à la chute du gouvernement, le . Entre-temps, il est élu sénateur de la Haute-Garonne le .

Le , par un amendement déposé au Sénat, il est à l'origine de la présence obligatoire de l'avocat dans le cabinet du juge d'instruction[10]. La loi du [11] qui intègre l'amendement, est communément appelée « loi Constans ».

Le , il est nommé ambassadeur à Constantinople, fonction qu'il occupe jusqu'en . Il y mène une diplomatie personnelle largement indépendante de la politique étrangère française, peut-être guidée par l'appât du gain, ce qui expliquerait notamment son rôle très actif dans le développement du projet de chemin de fer reliant Constantinople à Bagdad.

Hommages

  • Au pied de la fontaine de la place Plumancy à Périgueux, des plaques mentionnent les noms de personnalités de l'époque à laquelle le monument fut érigé : celui de Ernest Constans figure sur l'une d'elles[12].
  • Il est représenté dans le fragment subsistant du panorama L'Histoire du siècle (1789-1889) de Henri Gervex et Alfred Stevens[13], deux marches au-dessus du président Sadi Carnot, à gauche en faisant face au tableau.

Notes et références

Voir aussi

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