Ernest Gloor

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Législature29e à 31e
Date de naissance
Lieu de naissanceLausanne
Date de décès (à 70 ans)
Ernest Gloor
Illustration.
Fonctions
Conseiller national
Législature 29e à 31e
Député au Grand Conseil du canton de Vaud
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Lausanne
Date de décès (à 70 ans)
Lieu de décès Lausanne
Nationalité Suisse
Parti politique Parti socialiste (jusqu'en 1939 et dès 1944)
Fédération socialiste suisse (de 1939 à 1941)
Enfants Jean-Philippe Gloor
Profession Médecin, membre du CICR

Ernest Gloor, né le à Lausanne et mort le dans la même ville, est un médecin et une personnalité politique suisse, membre du Parti socialiste. Il est député du canton de Vaud au Conseil national de 1931 à 1941 et plusieurs fois vice-président du CICR.

Carrière de médecin et de membre du CICR

Ernest Gloor naît le à Lausanne, dans le canton de Vaud. Protestant, originaire de Mézières, il est le fils d'Ernest Charles Gloor, chef de train. Il épouse ​en premières noces Claire Amélie de Montmollin, fille du chef du Service électrique de la ville de Lausanne. Le couple aura trois enfants : Pierre-André, Jean-Philippe (qui deviendra comme son père conseiller national[1]) et Marie-Thérèse. Divorcé en 1946, il épouse l'année suivante Winifred Katzin, originaire d'Afrique du Sud[2],[3].

Il obtient un diplôme fédéral de médecine à l'Université de Lausanne en 1920 puis exerce à Renens de 1921 à 1964. Il est nommé au CICR en 1945 ; il en est le vice-président de 1947 à 1952, de 1954 à 1956 et de 1961 à 1962[2],[3]. Pour le CICR, il se rend en mission en Europe centrale et dans les Balkans en 1947 ; en 1948, il participe a la XVIIe Conférence internationale de la Croix-Rouge, à Stockholm. En 1950, il fait partie de la délégation qui se rend a Moscou et, en 1960, il représente le CICR aux fêtes de l'indépendance du Cameroun et participe, à Yaoundé, à la création d'une nouvelle Société nationale de la Croix-Rouge[4].

Il est en outre membre de la société d'étudiants Zofingue et publie en 1934 un recueil de poèmes intitulé Paysages inachevés[2],[3].

Carrière politique

Ernest Gloor est un des fondateurs de la Fédération romande des socialistes chrétiens en 1913, puis membre du Parti socialiste dès 1915 et président des Jeunesses socialistes de 1916 à 1918. Il est condamné à trois mois de prison par le tribunal militaire territorial pour avoir essayé de détourner des soldats de leur devoir lors de la grève de 1918 à Lausanne. Député au Grand Conseil vaudois de 1925 à 1935, il démissionne pour des raisons professionnelles. Il est en outre conseiller municipal (exécutif) de Renens de 1925 à 1933, de 1945 à 1948 et de 1950 à 1957[5], ainsi que syndic de la commune de 1933 à 1937. Il est conseiller national de 1931 à 1941. Partisan de Léon Nicole (procommuniste et favorable au Pacte germano-soviétique), il est exclu du parti socialiste en 1939 et préside alors la Fédération socialiste suisse (FSS). Gloor est exclu du Conseil national le , la FSS ayant été dissoute par le Conseil fédéral, qui l'assimile à une formation communiste. Il réintègre le Parti socialiste en 1944[2],[3],[6].

Publication

Notes et références

Liens

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