Ernest Havaux

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Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
Bruxelles
Nationalité
Belge
Activité

Ernest Louis Havaux, né à Calais le et mort à Bruxelles le , est un architecte-géomètre et conducteur de travaux belge. Héros de guerre, il a participé à la Première Guerre mondiale et est une figure de la Résistance de la Seconde Guerre mondiale.

Première Guerre mondiale

Ernest Louis Havaux, né à Calais le , est le fils d'un architecte-géomètre. En , il épouse Madeleine Oomen à Saint-Gilles.

D’abord soldat milicien de la classe 1903, caporal le , puis volontaire de carrière avant de devenir comme son père, après la Première Guerre mondiale, architecte géomètre et conducteur de travaux.

Classe 1903, est incorporé le comme remplaçant de son frère Gaston et rejoint le 8e Régiment de ligne le . Il est nommé caporal le . Le , il passe au corps de discipline et de correction et revient au 8e de ligne le . Le , il s’engage comme volontaire de réserve pour une période de quatre ans.

Il est mobilisé le et part pour le front le avec le 2e bataillon de la 3e Compagnie du 8e Régiment de ligne de la Position fortifiée de Namur. Son bataillon se trouve dans l'axe de l'attaque principale de la Garde prussienne avec de violents bombardements et de nombreux assauts. Le matin du , venant d’être nommé chef de la 6e section, sa tranchée défendant une route de Boninne à droite du Fort de Marchevolette est encerclée par l’ennemi, il est fait prisonnier avec ses deux hommes survivants. Il est envoyé au camp de prisonniers de Soltau. Il est mis au service de la cuisine du camp. En , alors qu’il refusait de travailler, il reçut un coup de crosse au visage qui lui brisa le nez, défonça sa mâchoire et lui cassa des dents. Il en souffrit toute sa vie. Les Allemands ne l’ont jamais soigné et on le retrouve en piteux état, fort amaigri au moment de sa libération. Son état d’épuisement est tel que le , il passe en Suisse pour se faire soigner à Villars (Vaud). Il séjourne à l’hôtel Victoria. Il est rapatrié le au camp de Hoogstade (Hôpital militaire). Envoyé ensuite vers la 3e Compagnie de Récupération, il est démobilisé le et peut enfin rejoindre son foyer.

Entre-deux-guerres

Ernest trouve un emploi à la Sofina comme chef de bureau au service des plans. Le couple déménage du 9 rue de Forest à Uccle au 126 rue de la Hulpe à Rosières puis le à Etterbeek, 16 rue Flore (rue Ernest Havaux depuis 1948). À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, il travaille encore à la Sofina qui a ses bureaux au 38 rue de Naples à Ixelles.

Seconde Guerre mondiale

Il fonde en avec Joseph Eglem et René Watteau un réseau de résistance les Trois Mousquetaires formé de trois sections Porthos (Eglem), Aramis (Watteau). Athos (Havaux). Service de renseignement et d’action et Service de renseignement Zéro. La section d’Eglem gère les actions de sabotage, filatures, dépistage de traîtres, exécutions…, celle de Watteau l’organisation et la sienne le renseignement[1]. Ses équipes, qui couvrent presque toute la Belgique, procurent de très nombreux et importants renseignements sur les mouvements des troupes ennemies en Belgique, déplacements de charrois, horaires spéciaux de trains (transports de troupes munitions armement…), plans des positions de batteries D.C.A., radars…, plans d’aérodromes secrets (Beauvechain, Evere…), plans d’usines produisant pour l’armée allemande (Gevaert, Ougrée-Marihaye, Courcelles…), ou d’autres servant de dépôt de munitions (Dorsée…), des rapports économiques et politiques… assurent le passage d’hommes recherchés (le colonel Auguste Dothée…, aviateurs…), vers la France zone libre, Angleterre…, la distribution de journaux clandestins tels la Libre Belgique, le Belge…, la diffusion par postes émetteurs, l’émission de faux papiers, caches d’armes[1]… Parmi ses nombreux recrutés il y a notamment Ferdinand Golard (alias Millimeter), photographe amateur employé à la Sofina qui microfilme de très nombreux renseignements, Corneille Beugoms (Sofina), son secrétaire Jules Bossart, l’industriel Paul Brullez (P.K. 11), François Cleiren (P.K.5, infiltration de la prison de Saint-Gilles avec l'aide de Victor Quadflieg), Léon Fynaut (P.K.4), en Willy Manderveld et son équipe du réseau Tegal, Omer Droussin et ses agents[1]… Il se démène tellement qu’il finit par être arrêté le . Les Allemands trouvent des microfilms dans les tiroirs de son bureau de la Sofina. Il est interné et mis au secret à la prison de Saint-Gilles[1]. Il y subit ainsi que dans les bureaux de la Gestapo de l'avenue Louise de nombreux interrogatoires.

Il est condamné à mort pour espionnage le par le Tribunal de première instance du Conseil de guerre de l’Oberfeldkommandantur de Bruxelles, fusillé le [1] et enterré au cimetière secret de Hechtel, tombe 70[2]. Le même jour est fusillé Jean Cornez, membre du reseau Zero , groupe Athos code béret (tombe 69).

Co-condamnés[1] :

  • Edouard Cousin, prêtre (av. Brugmann), déporté à Dachau, rapatrié en  ;
  • Marie Vignol (Bd Triomphe), disparue à Ravensbrück ;
  • Ferdinand Golard (rue de Gerlache), condamné à 10 ans.

Distinctions

Notes et références

Bibliographies

Articles connexes

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