Né le à Altona, dans le duché de Holstein, qui dépendait alors du Danemark tout en appartenant à la Confédération germanique, Ernest Hollander est le fils de Jacob-Éléazar (Jacques-Édouard) Hollander (1790-1873), un négociant allemand, et de Désirée Worms de Romilly (1797-1874)[1], fille du banquier parisien Olry Worms de Romilly.
Entre 1849 et , Ernest Hollander de Romilly est chef de cabinet à la préfecture du Gers puis à celle d'Eure-et-Loir. À la fin de l'année 1852, il est naturalisé français à la suite de son père[1]. Deux ans plus tard, « pour être agréable à ses oncles » maternels (Emmanuel, Félix et Léonce Worms de Romilly (d)), il renonce à ajouter « de Romilly » à son patronyme[1].
La même année, il a été nommé chancelier dans un consulat au Pérou[4]. Tombé malade, il est mis en disponibilité en 1857[1]. L'année suivante, il publie La Turquie devant l'opinion publique, où il prend la défense de l'Empire ottoman. Il collabore ensuite à La Mode illustrée[5].
En 1860, il entre au ministère de l'Intérieur, d'abord en tant que commis principal, puis comme sous-chef de bureau[1]. Le , lors de la suppression de la direction de la presse[6], Hollander devient le chef du 4e bureau, chargé de l'examen et de la traduction de la presse étrangère, sous la direction de M. Perret, chef de cabinet du ministre[7]. Par décret du , il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[1]. Ayant démissionné de son poste au ministère pour raisons de santé[8], il est remplacé le par Ernest-Joseph Sirouy[9].
Au début de l'année suivante, Hollander est chargé de créer un nouveau journal officieux qui a pour but de mener une propagande anti-prussienne et de prendre la défense des intérêts de Georges V de Hanovre. Envoyé auprès de ce dernier, qui vit en exil près de Vienne, Hollander obtient une somme 1 500 000francs pour fonder La Situation, dont il devient le directeur-gérant[10].
↑Bulletin officiel du ministère de l'Intérieur, 1866, p.361.
↑Oskar von Meding, De Sadowa à Sedan. Mémoires d'un ambassadeur secret aux Tuileries, feuilleton de L'Événement du 4 février 1885, p.2.
↑Archives de Paris, état civil du 8e arrondissement, registre des décès de 1867, acte no1288 (vue 7 sur 31).
Voir aussi
Œuvres
Théâtre espagnol. Les Comédies de Don Leandro Fernandez de Moratin, traduites pour la première fois d'une manière complète par Ernest Hollander, Paris, Firmin Didot, 1855, 635 p. (consultable en ligne sur Google Livres).
La Turquie devant l'opinion publique, Paris, Firmin Didot, 1858, 167 p. (consultable en ligne sur Google Livres).