Ernest Hulin

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Décès
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Ernest Hulin
Naissance
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Nationalité
Activité
Formation
Maître

Ernest Paul Joseph Hulin est un sculpteur français, né le à Coutances (Manche) et mort le à Strasbourg (Bas-Rhin)[1].

Statue de Tourville, 1907.
La Douleur, 1908.

Ernest Hulin grandit dans le quartier de Guerney à Coutances, dans une famille modeste. Son père meurt alors qu'il est jeune. Jeune, il travaille dans la menuiserie. Il se voit décerner le premier prix de l'école de dessin de Coutances à 15 ans. Muni d'une bourse municipale, il se rend à Paris pour étudier à l'École nationale des Arts décoratifs, où Hector Lemaire devient son professeur[2]. Ses aptitudes sont louées par le directeur de l'École qui le décrit « comme un élève, intelligent, laborieux, très assidu, montrant des dispositions spéciales pour la sculpture »[3]. Il épouse Élisabeth Hulin le dans le 6e arrondissement de Paris. Il est soldat durant la Première Guerre mondiale. Il décède du fait de la grippe à Strasbourg, le .

Œuvre

L'œuvre la plus célèbre d'Ernest Hulin est sa sculpture de l'amiral de Tourville. Le legs d'un avocat et une souscription publique avaient en effet permis à la ville de Coutances d'organiser un concours pour attribuer une bourse au sculpteur qui réaliserait la meilleure maquette. Ernest Hulin remporte ledit concours et réalise une sculpture en l'honneur de l'amiral de Tourville et des morts pour la patrie en face de l'hôtel de ville. Il est assisté par un jeune architecte, Georges Dussart[4]. Elle est inaugurée le en présence d'Henry Chéron, alors sous-secrétaire d'État à la Guerre[5]. La statue en bronze de Tourville, imposante, d'une hauteur de 2,70 m, repose sur un socle en pierre de 3,5 m représentant les marins et les soldats morts pour la patrie[6]. Elle est fondue durant l'Occupation, en 1942. Elle a remplacée par une statue de Hubert Yencesse[7].

Il reçoit une mention honorable au Salon des artistes français de 1908 pour une sculpture en granit rose d'une femme intitulée « La Douleur »[1],[2]. Il est décoré d'une deuxième médaille d'or du Salon pour « Ceux qui font rire et ceux qui pleurent ». Il présente au Salon de 1914 une « Fétiche » en granit, orientaliste, que l'État acquiert[2]. Elle est envoyée en 1921 en Tunisie. Elle est désormais exposée au sein de l'école des Beaux-Arts de Tunis[8].

Postérité

Liens externes

Notes et références

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