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Ernest de Royer

magistrat, Garde des sceaux, ministre de la Justice From Wikipedia, the free encyclopedia

Paul Henri Ernest de Royer Dupré, né à Versailles le et mort à Paris le , est un avocat, magistrat et homme politique français.

Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Brière de Mondétour-Valigny (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Sénateur du Second Empire, 5 mai 1859 - 4 septembre 1870 ...
Ernest de Royer
Ernest de Royer
Fonctions
Sénateur du Second Empire
-
Procureur général près la Cour de cassation
-
Président de conseil général
Conseil général de la Marne (d)
Premier président de la Cour des comptes
Conseiller général de la Marne
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Brière de Mondétour-Valigny (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Joseph-Étienne Royer-Dupré (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Distinction
Vue de la sépulture.
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Sous la Deuxième République, il est ministre de la Justice en 1851 ; il l'est de nouveau sous le Second Empire, de 1857 à 1859.

Il est ensuite successivement procureur général près la Cour de cassation, sénateur et premier vice-président du Sénat, premier président de la Cour des comptes.

Biographie

Né en 1808, Ernest de Royer Dupré est un fils de Joseph-Étienne de Royer Dupré, directeur des contributions directes à Marseille, anobli en 1817[1], et de Claudine de Cardon de Sandrans, fille du député de la noblesse Joseph de Cardon de Sandrans. Il est issu d'une famille de grands magistrats du Dauphiné[réf. nécessaire].

Études juridiques, devient avocat

Ernest de Royer suit d'abord ses études à Marseille. Il effectue ensuite des études de droit à Grenoble, puis à Paris, où il devient avocat en 1829[2].

Magistrat

Il entre dans la magistrature en 1832 au titre du ministère public, comme substitut au tribunal de Die. Il continue sa carrière de magistrat à Sainte-Menehould en 1833, à Châlons-sur-Marne en 1834, puis à Reims en 1835 et enfin à Paris en 1841. Il y requiert notamment contre le notaire Lehon et dans l'affaire de la catastrophe du chemin de fer de Versailles rive gauche[2].

Royer est nommé ensuite substitut près la Cour royale en 1846, puis avocat général en 1848. C'est en cette qualité qu'il plaide en mars- à la Haute Cour de justice réunie à Bourges, puis en octobre- à la Haute Cour de justice de Versailles, pour juger les journées révolutionnaires socialistes du 15 mai 1848 et du 13 juin 1849. Il se prononce alors vivement contre le régime de la Deuxième République[2]. Il est nommé le , procureur général près la cour d'appel de Paris.

Ministre

Ministre de la Justice du au , membre de la Commission consultative puis conseiller d'État au lendemain du , il rentra dans la magistrature en 1853, en devenant procureur général près la Cour de cassation. À nouveau ministre de la Justice le , après la mort d'Abbatucci, il eut à prendre la responsabilité de la loi de sûreté générale votée à la suite de l'attentat d'Orsini, en 1858. Il rendit son portefeuille le et fut nommé le lendemain au Sénat, avec le poste de premier vice-président. Premier président de la Cour des comptes en 1863, il était également président du conseil général de la Marne. Après la chute de l'Empire, il se consacra à sa carrière de magistrat[évasif].

Mort et postérité

Il meurt à Paris le et est enterré au cimetière du Père-Lachaise (10e division).

Marié le à Louise Françoise Brière de mondétour-Valigny (1819-1898), son fils aîné, Clément de Royer, fut l'un des dirigeants[3] du mouvement bonapartiste sous la Troisième République. Son second fils, Paul de Royer (1848-1917) avocat à la Cour d'Appel de Paris, est également connu comme auteur dramatique sous le pseudonyme de Paul Dehère[4],[5].

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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