Ernestine Gwet Bell est née en 1953 à Sackbayémé[1], dans le département de la Sanaga-Maritime au Cameroun. Fille d'un père enseignant, prêtre qui deviendra pasteur[2] et d'une mère infirmière sage-femme[3], Ernestine Gwet Bell fait partie d'une famille de six frères et sœurs.
Mariée, elle est mère de deux filles et d'un fils[4].
Gynécologue camerounaise internationalement connue[6],[7],[4], elle fonde avec cinq amis médecins (Berthe Bollo, Guy Sandjon, Monique Onomo, Nicole Akoung, et Christian Pany) le premier centre du Cameroun pour la fertilité assistée[4].
En 1998, elle supervise les travaux pour la naissance de Thommy, le premier bébé-éprouvette camerounais issu de la fécondation in vitro (FIV)[4],[8],[9].
En 2004, son équipe met en pratique l’injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI)[10], une technique innovante conçue en 1992 pour lutter contre des stérilités masculines dans le cadre des FIV[9]. En , elle et son équipe étaient responsables de la naissance de 500 bébés par FIV[11].
Engagement et œuvres sociales
Engagée, elle mène plusieurs combats sociaux contre l’infertilité, l’autisme, ou le VIH et le sida au Cameroun[3].
En soutien à l'un de ses neveux, autiste, elle fonde en 2005 l'Orchidée Home, dont la mission est d'aider les enfants autistes et leurs parents[4]. Elle a également organisé le premier congrès sur l'autisme au Cameroun deux ans plus tard[4].
Présidente du syndicat des médecins privés du Cameroun[9].
Présidente du Groupe inter-africain d’étude, de recherche et d’application sur la fertilité, et ancienne gouverneure du district 403 B1 du Lions Clubs International[12].
Notes et références
↑(en) « Gwet-Bell, Ernestine (1955) », in Dictionary of African Biography, 2011,