Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue! Comment faire?
Ernesto Ruffini étudie à Mantoue, à Milan et à Rome. Après son ordination, il est professeur de sciences bibliques au séminaire de la propagande de Rome, où il a parmi ses élèves le futur cardinal Ottaviani[1], et à l'athénée De Propaganda Fide à Rome.
Il est nommé archevêque de Palerme le et consacré évêque le de la même année[2]. Le pape Pie XII le crée cardinal lors du consistoire du [1]. Il fait son entrée en grande pompe dans la ville le , dans une calèche tirée par six chevaux[2].
Ruffini fait l'objet de multiples controverses sur son engagement politique très affiché qui lui vaut le surnom de «roi des Deux-Siciles», dominant le profane comme le sacré. Monarchiste, il soutient le maintien de la royauté lors du référendum de 1946 et doit prévenir les débordements des séparatistes. Il garantit l'essor de la démocratie chrétienne, en s'opposant à l'activisme de Danilo Dolci dont il réfute l'idée d'un abandon de la Sicile par les autorités[1], ou en lançant l'anathème contre la dissidence de Silvio Milazzo. Il lui est également reproché une attitude complice face à la mafia, allant plusieurs fois jusqu'à nier son existence en Sicile (déclarant notamment: «La mafia, qu'est-ce que c'est? Une marque de fromage ou une invention des communistes?»[3] ou en écrivant en 1963 au secrétaire d’État Angelo Dell'Acqua que la mafia n'est pas une association organisée mais des crimes de droit commun[2]).
La tombe d'Ernesto Ruffini dans l'église della Madonna dei Rimedi de Palerme (Sicile).
Il meurt le jour des élections régionales de 1967 en Sicile, peu après avoir voté[2]. Contrairement à beaucoup de ses prédécesseurs inhumés dans la cathédrale de Palerme, le cardinal Ruffini a souhaité être inhumé dans la chiesa della Madonna dei Rimedi(it). Sa pierre tombale porte d'ailleurs, selon ses volontés, l'inscription suivante: «Tanto amò la Madonna in vita che ha voluto essere sepolto accanto a Lei» (en français: «Il aimait tellement la Vierge Marie de son vivant qu'il souhaitait être enterré à ses côtés.»)
Succession apostolique
Ernesto Ruffini a ordonné les évêques suivants[4]: