Juillet 1944, cour suprême, Hermann Reinecke, Ernst Lautz et Roland Freisler (3e, 4e et 5e positions de gauche à droite).Juillet 1944, cour suprême, Hermann Reinecke, Roland Freisler et Ernst Lautz. Lautz serre la main de Roland Freisler qui vient de le nommer Procureur général du Reich, devant le Tribunal régional de Berlin, le 31 août 1936.
Ernst Lautz devient soldat durant la Première Guerre mondiale et, en 1920, procureur à Neuwied. En 1930, il s'installe à Berlin et devient procureur principal du Tribunal régional et du Tribunal régional supérieur. Il adhère au Parti populaire allemand. En , il prend sa carte au NSDAP. En 1936, il devient procureur général à Berlin et en 1937 à Karlsruhe. Le , il est procureur au Volksgerichtshof[1].
Les 23 et à Berlin, Ernst Lautz participe à un congrès des plus hauts juristes du Reich au cours duquel Viktor Brack et Werner Heyde communiquent aux participants des informations sur «l'annihilation, dans les chambres à gaz, de vies dénuées de valeur» dans le cadre de l'Aktion T4. Lautz participe aux procès contre les conjurés du complot du 20 juillet 1944, dans lesquels il porte l'accusation. Le , Roland Freisler et Lautz adressent un appel à la justice allemande pour l'exhorter à renforcer son allégeance au «Führer»[2].
Le , il est condamné au procès des juges à dix ans de prison —il est impliqué d'une manière criminelle dans l'exécution de l'ordonnance de droit pénal polonais et juif rédigée par Franz Schlegelberger— et détenu à la prison de Landsberg. Le , il bénéficie d'une libération anticipée[3].
Après sa libération, il s'installe à Lübeck. Le bureau des pensions de Kiel lui attribue une pension à partir du comme ayant droit en tant qu'ancien procureur général.
Références
↑(de) Peter Voswinckel: Geführte Wege. Die Lübecker Märtyrer in Wort und Bild, Kevelaer, 2010, (ISBN978-3-7666-1391-2), p.199. Nach Ernst Klee: Das Personenlexikon zum Dritten Reich – Wer war was vor und nach 1945. 2. Auflage, Fischer, Frankfurt am Main 2007, p.360 starb Lautz am 21. Januar 1979.
↑Schleswig-Holstein ging unter den Bundesländern besonders großzügig mit seiner Karriere um. Siehe die Verhaftung von Werner Heyde 1959 in Flensburg. Siehe auch das Wirken des Staatssekretärsohnes und CDU-Ministers Hartwig Schlegelberger
↑(de) Der Spiegel, n° 46, 1963, p.130 (online). Citation: «Das Kieler Innenministerium hatte dem einstigen NS-Ankläger lediglich eine ‚Gnadenrente‘ von 600 Mark monatlich zugestanden».
Voir aussi
Bibliographie
Ernst Klee: Das Personenlexikon zum Dritten Reich – Wer war was vor und nach 1945. 2. Auflage. Fischer, Frankfurt am Main 2007, (ISBN978-3-596-16048-8), S. 360.
Lothar Gruchmann: Justiz im Dritten Reich 1933–1940. Anpassung und Unterwerfung in der Ära Gürtner. 3. verbesserte Auflage. Oldenbourg, München 2001, (ISBN3-486-53833-0), (Quellen und Darstellungen zur Zeitgeschichte, 28).
Liens externes
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