Ernst Rudolf Huber

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Ernst Rudolf Huber, né le et mort le , est un juriste allemand.

Il est en particulier connu pour ses ouvrages en droit constitutionnel qui, dès les années 1930, posent les bases d'un statut des juifs. Il est, en ce sens, l'inspirateur des fondements constitutionnels du régime nazi[1].

Vie privée

Rudolf Hubert est né le [2] à Oberstein et est mort le à Fribourg-en-Brisgau[3].

Il a été l'élève de Carl Schmitt, dont il fut le disciple le plus proche[4]. Il a soutenu, sous sa direction, une thèse intitulée La garantie des droits de propriété de l'Église dans la Constitution de Weimar.

Il intègre le parti nazi dès 1933. À partir de 1937, il occupe la chaire de droit public de l'université de Leipzig mais décide de se consacrer davantage à l'histoire qu'au droit.

Après la Seconde guerre mondiale, en raison de son soutien au régime nazi, il connaît une période d'ostracisme et de solitude ; avant d'être nommé professeur à l'Université de Fribourg en 1952[5].

Son grand opposant intellectuel est Ernst-Wolfgang Böckenförde[6] ; par ailleurs lui aussi élève de Carl Schmitt.

Il a épousé Tula Simons, assistante de Carl Schmitt, avec qui il eut 5 fils, dont Ulrich Huber, professeur de droit civil à l'université de Bonn et l'évêque Wolfgang Huber[7].

Apport à la science juridique

Ernst Rudolf Huber montre que la société repose sur une série de dualité : entre la société et l’État, entre le public et le privé, entre le pouvoir civil et le pouvoir militaire, entre les représentants et les représentés etc. Or, cette dualité a été reprise comme fondement du droit public, qui distingue la personnalité individuelle de la fonction (Amt) du fonctionnaire[8].

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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