La persistance de l’esclavage traditionnel au Niger est favorisée par le silence souvent complice de certains intellectuels nigériens qui sont principalement issus du milieu de la chefferie traditionnelle[7]. Des milliers d'adultes et d'enfants continuent d'être la propriété d'une personne ou d'une famille. Les ONG doivent affronter le poids des coutumes et des tabous[8].
On estime qu'il y aurait entre 43 000 et 800 000 esclaves au Niger au sein des communautés touareg et arabe vivant au sud du Sahara[9].
Selon Ali Bouzou, secrétaire général de l’ONG abolitionniste Timidria, le Niger comporte, en 2015, 870 363 esclaves. Ali Bouzou évoque en particulier la pratique de la cinquième épouse, la wahaya. Il s'agit de jeunes femmes, parfois mineures et d’ascendance servile, enlevées à leurs parents pour être vendues et mariées, elles sont alors exploitées, voir pour certaines abusées sexuellement[10].