Esley

commune française du département des Vosges From Wikipedia, the free encyclopedia

Esleys est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Esley
Esley
La mairie école.
Blason de Esley
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Intercommunalité Communauté de communes Les Vosges Côté Sud-Ouest
Maire
Mandat
Christelle Thiebaut
2020-2026
Code postal 88260
Code commune 88162
Démographie
Gentilé Aleysiens, Aleysiennes
Population
municipale
166 hab. (2023 en évolution de −12,63 % par rapport à 2017)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 13″ nord, 6° 03′ 30″ est
Altitude 337 m
Min. 314 m
Max. 421 m
Superficie 11 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Vittel - Contrexéville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Darney
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Esley
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Esley
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Esley
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Esley
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    Ses habitants sont appelés les Aleysiens.

    Géographie

    Localisation

    Représentation cartographique de la commune

    Communes limitrophes

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est située pour partie dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse et pour partie dans le bassin versant de la Saône au sein du bassin Rhône-Méditerranée-Corse. Elle est drainée par le ruisseau d'Esley et le Bouxérat[1],[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier d'Esley[Note 1].

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Nappe des Grès du Trias Inférieur ». Ce document de planification, dont le territoire comprend le périmètre de la zone de répartition des eaux[Note 2] de la nappe des Grès du trias inférieur (GTI), d'une superficie de 1 497 km2, est en cours d'élaboration. L’objectif poursuivi est de stabiliser les niveaux piézométriques de la nappe des GTI et atteindre l'équilibre entre les prélèvements et la capacité de recharge de la nappe. Il doit être cohérent avec les objectifs de qualité définis dans les SDAGE Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le conseil départemental des Vosges[2].

    La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[4].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 965 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 9,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lignéville », sur la commune de Lignéville à km à vol d'oiseau[5], est de 10,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 856,3 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 3],[6],[7].

    Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[8]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Esley est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vittel - Contrexéville, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[11]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (94,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,9 %), prairies (24,5 %), forêts (5,7 %), zones urbanisées (2,9 %)[14].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Asleio (Xe siècle) ; U. de Aleja (vers 1145) ; Aleia (1189) ; W. de Eleia (XIe ou XIIe siècle) ; Ellie (1316) ; Elye (1322) ; « Jehan dit Le Vogien d’Allie » (1380) ; Helye (XIVe siècle) ; De Helyo (1402) ; George Dalye (1441) ; Alye (1491) ; Guillaume d’Eslie (1542) ; Elley (1656) ; Éley (1694) ; Esley (1711)[16].

    Lieux-dits et écarts

    La commune compte 150 lieux-dits administratifs[Note 5] répertoriés consultables ici[17] (source : le fichier Fantoir) dont Bénie fontaine, les Révillons, le Landubois, le Rond Bois, la Chapelle, le Haut des Quarrés, la Voivre, la Planchotte, le Broquelaux, les Thaons, les Pierrottes, le Rupt d'Hervaux, la Justice, les Champs Liébaut, le Rambouchau, le Blanc Meix, la Fourrière du Chêne, l'Hembotin, Grand Pré, la Quetiotte.

    Histoire

    Il existait à Esley une commanderie de l'ordre des Templiers fondée en 1145[18] par le comte Simon III et Wichard de Monthureux[19].Ces deux sources, d’ailleurs redondantes, ne donnent aucune référence de leurs citations. Selon Charles Durand[20], il s’agirait plutôt d’une tradition orale. Ni Henri Lepage, auteur d’une notice sur les établissements de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en Lorraine, ni Auguste Didot, auteur d’un mémoire sur les établissements de l'ordre du Temple en Lorraine, n’en disent le moindre mot. Plus probablement, il pourrait y avoir eu une ferme dépendant de la commanderie du Temple puis de Saint-Jean de Jérusalem de Norroy-sur-Vair, distant d’une vingtaine de km.

    L’attestation écrite de l’existence d’un habitat remonte au premier quart du XIe siècle. Helysium figure en effet dans une charte confirmant les biens de l’abbaye de Saint-Mihiel promulguée par l’évêque de Toul Ricuin entre 119 et 1124[21].

    Sous l'Ancien Régime, Esley appartenait au bailliage de Darney. Son église, dédiée à saint André, était du diocèse de Saint-Dié, doyenné d’Escles. La cure était à la collation du seigneur du lieu. Perron[22] présente quelques informations sur la commune avant la Révolution  : sur les productions (blé, orge, avoine, méteil), le prix des denrées (porc, bœuf, lard, beurre, pommes de terres, huile, vin…), le prix des vêtements, de la toile, du bois, des travaux (labourer, moissonner, maçonner, filer…).

    De 1790 à l’an IX, Esley a fait partie du canton de Valfroicourt. Elle appartient depuis 2017 à la communauté de communes Les Vosges Côté Sud-Ouest après avoir intégré la communauté de communes.

    Politique et administration

    Budget et fiscalité 2019

    En 2019, les comptes de la commune ressortaient ainsi[23] :

    • total des produits de fonctionnement : 216 000 , soit 1 114  par habitant ;
    • total des charges de fonctionnement : 89 000 , soit 458  par habitant ;
    • total des ressources d’investissement : 113 000 , soit 584  par habitant ;
    • total des emplois d’investissement : 305 000 , soit 1 571  par habitant.
    • endettement : 148 000 , soit 765  par habitant.

    Avec les taux de fiscalité suivants :

    • taxe d’habitation : 9,19 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés bâties : 5,57 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 7,84 % ;
    • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties (taux fixé par la communauté de communes qui en perçoit le produit): 38,75 % ;
    • cotisation foncière des entreprises (taux fixé par la communauté de communes qui en perçoit le produit): 22,72 %.

    Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2018 : Médiane en 2018 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 970 [24].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
      mars 2001 Albert Fäh[25] (1922-2007) Gaulliste Gérant de fromagerie
    mars 2001 3 juillet 2020 Gérald Kislig   Agriculteur
    3 juillet 2020 en cours
    (au 3 juillet 2020)
    Christelle Thiebaut   ATSEM
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    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[27].

    En 2023, la commune comptait 166 habitants[Note 6], en évolution de −12,63 % par rapport à 2017 (Vosges : −2,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
    317377366416458486490492412
    1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
    432439432407405413366360339
    1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
    341297279266267268259259248
    1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 2023
    184174189189178169189178166
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    L'église Saint-André.

    Lieux et monuments

    • L’église Saint-André comprend une église haute, qui a été presque entièrement reconstruite en 1848 à la suite d’un incendie en 1834, et une crypte. De ce fait, seule la crypte est d’époque romane, datant du XIe siècle, et est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 1er avril 1910.
      Intérieur de la crypte romane
      L’église est bâtie sur une déclivité assez prononcée descendant de l'ouest à l'est. La crypte[20] occupe la différence de niveau entre l'emplacement de la façade occidentale de l'église et celui de son chevet. C’est une construction très soignée, en grès bigarré, avec d’imposants piliers carrés ou cylindriques, qui n'est certainement pas antérieure au milieu du XIIe siècle. Elle comprend une nef centrale terminée par une abside voûtée en plein cintre puis en cul-de-four, et deux collatéraux avec absidioles percées de deux fenêtres. L'abside est semi-circulaire à l'intérieur mais sur trois pans à l'extérieur.La nef comprend deux travées géminées ; elle mesure 3,85 m sur 9 m de longueur. Chaque bas-côté comprend deux travées simples, le tout voûté d'arêtes. Le sommet des voûtes de la crypte atteint 3,65 m. Les piliers massifs et colonnes, plus fines, sont reliés par des arcs doubleaux ou formerets épais et en plein cintre. Des passages avec escaliers pratiqués dans le mur occidental de chacun des collatéraux faisaient communiquer la crypte avec l'église haute. Les trois anciens autels existent encore. La crypte est datée du troisième quart du XIIe siècle par l’analyse stylistique. Une analyse archéologique détaillée de la structure, des pierres, carrières, outils, parements… a été réalisée par Cédric Moulis[21]. Nombreuses photos couleurs sur le site Patrimoine de Lorraine[30].
    • Monument aux morts.
    • Cavités souterraines naturelles : doline du Lan du Bois.
    • Grosse sphère en terre cuite près du terrain de football.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique, logotype et devise

    Blason Blasonnement :
    De gueules, à la croix pattée d'argent chargée en cœur d'un besant du même.
    Commentaires : la croix pattée rappelle la construction vers 1100 de la crypte attribuée à l'Ordre du Temple.

    Voir aussi

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Bibliographie

    • Perron. Notice sur la commune d’Esley avant 1789. (28 février 1889), 23 pages[22]
    • Extraits de « Mémoires de la Société d’archéologie lorraine » – 1910 Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Biographie d'Albert Fäh Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006 à 2017 Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Archives paroissiales d’Esley (1835-1967) Document utilisé pour la rédaction de l’article

    Articles connexes

    Liens externes

    Le patrimoine de la commune sur www.pop.culture.gouv.fr/

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. La ligne de partage des eaux entre le bassin Rhin-Meuse et le bassin versant de la Saône est représentée par une ligne verte en tirets-points.
    2. Une zone de répartition des eaux est une zone comprenant les bassins, sous-bassins, fractions de sous-bassins hydrographiques et systèmes aquifères définis dans le décret du 29 avril 1994, où sont constatées une insuffisance, autre qu'exceptionnelle des ressources par rapport aux besoins.
    3. Les records sont établis sur la période du au .
    4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    5. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations, un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
    6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
    • Cartes
    1. « Réseau hydrographique d'Esley » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).
    2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ).

    Références

    Related Articles

    Wikiwand AI