Esmé Stuart (1er duc de Lennox)
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| Membre du Parlement d'Écosse |
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| Duc de Lennox |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Activité | |
| Famille |
Maison de Stewart de Darnley (en) |
| Père |
John Stuart (d) |
| Mère |
Anne de la Queuille (d) |
| Conjoint |
Catherine de Balsac (d) (à partir de ) |
| Enfants |
Henrietta Stewart (en) Ludovic Stewart Marie Stewart (en) Esmé Stewart Lady Gabrielle Stuart (d) |
Esmé (ou Aimé) (Ier) Stuart (vers 1542, France – , Paris), 1er duc de Lennox, 6e Seigneur d'Aubigny, est un gentilhomme et courtisan écossais de la Maison Stuart qui fut régent d'Écosse de 1578 à 1582.
Esmé est le fils de John Stuart († 1567), sixième seigneur d'Aubigny, et de son épouse Anne de la Queuille († 1579). Son père est devenu français en 1537. Esmé lui succède comme seigneur d'Aubigny en 1567. En France, il exerce la fonction de capitaine de la Garde écossaise.
Régent
En , il retourne en Écosse où il devient le favori du roi, âgé de 13 ans, Jacques VI d'Écosse, membre comme lui de la maison Stuart. Il assume la régence du royaume après la destitution de James Douglas, 4e comte de Morton. Ce dernier est accusé de complicité dans le meurtre de Henry Stuart[1]. Il est condamné à mort et exécuté le . En 1580, le roi lui donne le titre de comte de Lennox, lorsque Robert Stuart, le 6e comte de Lennox, accepte d'échanger son titre pour celui de comte de March. En 1581, il est promu 1er duc de Lennox.
Pour assumer le gouvernement Esmé Stuart est contraint de renoncer officiellement à sa foi catholique, mais il est soupçonné par les seigneurs écossais protestants de continuer à la pratiquer en secret. Il lui est également reproché d'avoir une influence pernicieuse sur les tendances homosexuelles du jeune roi. Esmé Stuart suscite donc beaucoup d'ennemis. Le le roi est enlevé au cours d'une partie de chasse. Il est détenu au château de Ruthven par un groupe de lords protestants jusqu'à ce qu'il promette d'écarter le régent français[1]. Esmé est emprisonné pendant dix mois avant d'être finalement contraint de rentrer en France. Il y demeure jusqu'à sa disparition prématurée, à Paris, en entretenant une correspondance secrète avec le roi, qui ne parvenait pas à surmonter la perte de Lennox.