«Las Incantadas», portique à caryatides et atlantes sur le côté sud du forum romain. Gravure de 1831 pour le Voyage dans la Macédoine d'Esprit-Marie Cousinéry. Les sculptures sont aujourd'hui au musée du Louvre.
Esprit-Marie Cousinéry était le troisième des treize enfants de l'avocat Barthélemy Cousinéry et de son épouse, Louise David, issue d'une famille d'imprimeurs. Il naquit le à Marseille où il fit aussi ses études classiques. Il entra dans la carrière diplomatique grâce à son cousin, Claude Cousinéry, lui-même consul. Esprit-Marie Cousinéry commença sa formation au consulat de France à Gênes puis fut nommé en 1769 chancelier dans celui de Trieste. À partir de 1773, il occupa le même poste de chancelier au consulat de Salonique. Il y devint vice-consul en 1776. Il fut nommé à Smyrne en 1779. Il revint assurer l'intérim du consulat à Salonique entre 1783 et 1785, date à laquelle il prit officiellement le poste[1].
En 1786, Esprit-Marie Cousinéry possédait déjà une collection de plus de 5 000 monnaies antiques[5]. En 1803 puis 1809, il proposa au Cabinet des médailles de lui acheter ses 9 070 pièces. La France ayant refusé, la collection fut acquise par le Cabinet royal de Munich. Son second consulat à Salonique lui permit d'acquérir 4 057 monnaies, elles aussi achetées ensuite par la Bavière[6].
Recueil de lettres critiques, historiques et numismatiques sur une inscription trouvée à Rosette pendant le séjour des armées françaises en Ægypte, Paris 1810
Essai historique et critique sur les monnaies d’argent de la ligue Achéenne, Paris, 1825
Voyage dans la Macédoine, contenant des recherches sur l’histoire, la géographie et les antiquités de ce pays, (2 vol.), Paris 1831.
Bibliographie
Louis Bergasse, Un consul de France en Orient, Esprit Cousinéry, voyageur, archéologue et numismate (1747-1833), Marseille, 1932.
Ph.-E. Legrand, «Biographie de Louis-François-Sébastien Fauvel, antiquaire et consul (1753-1838)», Revue archéologique, 3e série, noXXX, , p.41-66 (lire en ligne, consulté le ).
Hélène Nicolet-Pierre, «Eckhel, Cousinéry et quelques autres», Revue numismatique, vol.6, no29, , p.198-215 (lire en ligne, consulté le ).