Eucalyptus gundal
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| Règne | Plantae |
|---|---|
| Sous-règne | Tracheobionta |
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Sous-classe | Rosidae |
| Ordre | Myrtales |
| Famille | Myrtaceae |
| Genre | Eucalyptus |
Parent A de l'hybridation
Eucalyptus gunnii
×
Parent B de l'hybridation
Eucalyptus dalrympleana
Eucalyptus gundal est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Myrtaceae. C'est un arbre sempervirent. Il s’agit d’un hybride naturel de deux espèces tasmaniennes, Eucalyptus gunnii et Eucalyptus dalrympleana (le nom d’espèce est la contraction de la première syllabe de gunnii et dalrympleana). Il est cultivé en France depuis les années 70 dans le but de produire du bois de trituration.
Caractères descriptifs
En contexte européen, E. gundal peut atteindre 35 ou 40 m de hauteur[1]. Il est toutefois principalement conduit en taillis à courte rotation (TCR) de 10 ans, et ne dépasse alors pas les 25 m. Comme tout eucalyptus, il est sensible à la chlorose sur sol calcaire et au gel, aussi n’est-il introduit qu’en contexte océanique dans la moitié sud de la France, en-dessous de 400 m d’altitude[2].
- Voir l'article Feuille pour une explication des termes utilisés dans cette partie.

L’écorce de E. gundal est lisse sur toute la longueur du tronc, légèrement crevassée au pied, et présente une couleur blanche à saumonée. Les rameaux sont vert à rouge. Les feuilles juvéniles sont ovales ou faiblement lancéolées, vertes et à insertion opposées. Les feuilles matures sont lancéolées et d’un vert plus foncé ; elle mesurent entre 10 et 14 cm de long pour 1,5 à 3 cm de large, et sont insérées de manière alternée. Les bourgeons, de 10 à 12 mm de long pour 4 à 5 mm de large, sont ovoïdes à coniques. L’inflorescence en cyme comporte généralement trois fleurs de couleur blanche. Les fruits ligneux sont hémisphériques ou ovoïdes et mesurent entre 10 et 12 mm de long et 7 mm de large ; leurs graines sont noires et sont longues de 1 ou 2 mm[1].
Données autécologiques
E. gundal tel qu’il est présent en France est issu des travaux de sélection de l’AFOCEL-FCBA entamés dans les années 70, et emprunte des caractères aux deux espèces gunnii et dalrympleana. Ces derniers ont été choisis pour leur résistance au froid élevée pour des eucalyptus (il s’agit de deux espèces « montagnardes »). Eucalyptus gunnii est particulièrement résistant au gel (jusqu’à −18 °C), mais l’hybridation avec E. dalrympleana est intéressante pour la forme et la rapidité de croissance[3].
E. gundal prospère sur des sols acides, de pH préférentiellement compris entre 4,5 et 7,5, mais il peut se développer sur des sols basiques (pH 8 et plus) si l’apport en eau est suffisant[1]. Il est toutefois sensible à la chlorose, surtout en présence de calcaire actif. Il préfère les textures filtrante, notamment sableuses, mais ce caractère n’est pas prépondérant. Il a peu d’exigence en revanche quant à la richesse chimique du sol, se contentant même de stations pauvres[4]. Il peut supporter un engorgement temporaire du sol, ou au contraire une sécheresse marquée ; sa productivité reste toutefois proportionnelle à la disponibilité en eau. E. gundal supporte les froids jusqu’à −12 °C une fois ses premières années passées[1].
Répartition
Bien qu’il soit considéré comme résistant au gel, celui-ci est tout de même le facteur limitant son aire de répartition : E. gundal est peu ou pas planté au nord de Bordeaux, ni au-dessus de 400 m au-dessus du niveau de la mer. Les régions où il est le plus utilisé sont les landes de Gascogne et leur pourtour ainsi que l’ouest du Languedoc-Roussillon, notamment l’Aude[1].
En-dehors de France, E. gundal est relativement peu utilisé, bien que l’on puisse le trouver en plantation en Galice ou au Portugal[3].