Eugène Beaudouin

architecte et urbaniste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Eugène Élie Beaudouin, né le à Paris 5e et mort le à Paris 16e[1], est un architecte et urbaniste français. Précurseur de l'architecture moderne dans l'entre-deux-guerres, il est à l'origine de nombreux grands programmes architecturaux au cours des Trente Glorieuses.

Nom de naissanceEugène Élie Beaudouin
Décès (à 84 ans)
Paris 16e
NationalitéDrapeau de la France France
Faits en bref Présentation, Nom de naissance ...
Eugène Beaudouin
Image illustrative de l'article Eugène Beaudouin
Présentation
Nom de naissance Eugène Élie Beaudouin
Naissance
Paris 5e
Décès (à 84 ans)
Paris 16e
Nationalité Drapeau de la France France
Mouvement Architecture moderne
Activités Architecte, urbaniste, enseignant
Diplôme DPLG en 1928
Formation École nationale supérieure des beaux-arts, atelier Pontremoli
Œuvre
Réalisations École de plein air de Suresnes
Maison du Peuple de Clichy
Résidence universitaire Jean Zay à Antony
Quartier Maine-Montparnasse
Distinctions Grand Prix de Rome (1928)
Membre de l’Académie des beaux-arts (1961)
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Biographie

Fils de Léon, architecte, et de Marie Durand, il a épousé Joséphine (Josette) Cals en 1928[1], artiste-peintre, connue sous le nom de Joséphine Beaudouin (1909-2005)[2]. Après des études à l'École nationale supérieure des beaux-arts dans l'atelier d'Emmanuel Pontremoli, il est lauréat du Premier Grand Prix de Rome en 1928. Il séjourne à la Villa Médicis de 1929 à 1932 : pendant cette période, il ne se contente pas de rester en Italie et effectue des relevés des monastères du Mont Athos et de la ville d'Ispahan.

Il prend la succession de son père et s'associe à Marcel Lods en 1930. Ils s'intéressent aux problèmes du logement collectif, de l'industrialisation du bâtiment et de préfabrication, en collaboration avec les ingénieurs Vladimir Bodiansky et Jean Prouvé. Au sein de cette association, jusqu'en 1940, il réalise une série de bâtiments considérés comme précurseurs de l'architecture moderne en France : la cité de la Muette à Drancy, dans le cadre des chantiers de cités-jardins de l'OPHLM de la Seine en 1935 y employant des carreaux de Lap, dont la fabrication est devenue industrielle (Sanilap)[3], l'école de plein air de Suresnes (toujours à la demande d'Henri Sellier) et la maison du Peuple de Clichy.

Il mène en parallèle une carrière d'urbaniste : il travaille sur le plan d'urbanisme de La Havane (1928), sur le plan Prost pour l'aménagement de la région parisienne (1934).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en remplacement du « plan Grébert » il réalise un nouveau plan de Marseille, approuvé en par l’État français (Marseille étant alors sous tutelle administrative). Ce plan est abandonné après la Libération par le nouveau pouvoir municipal. Le « plan Beaudouin » prévoyait la jonction des autoroutes Nord (future A7) et Est (future A50) sur le quai des Belges[4], ainsi que la destruction des quartiers insalubres du Vieux-Port ; cette dernière sera ordonnée par l’occupant allemand à l'occasion de la rafle de Marseille en [5].

Après la Seconde Guerre mondiale il continue cette activité d'urbaniste à Monaco, Saïgon, Toulon, Montpellier et Clermont-Ferrand. Architecte en chef des Palais nationaux et des bâtiments publics, reconnu internationalement, il est appelé à réaliser de nombreux projets architecturaux publics : ambassades, logements sociaux, lycées, bâtiments administratifs. Il remporte en 1951 le concours de la cité Rotterdam à Strasbourg, lancé par le gouvernement afin de développer les méthodes d'industrialisation du bâtiment. Il est par ailleurs urbaniste de la Zone à urbaniser en priorité (ZUP) des Minguettes et du quartier Maine-Montparnasse à Paris.

Beaudouin devient directeur de l’École d’architecture à l’Université de Genève, puis professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts et chef d'atelier de 1946 à 1968, où il a notamment pour élèves Fernand Pouillon, François Spoerry, Christian de Portzamparc, Jacques Henri-Labourdette, Antoine Grumbach, etc avant de partir pour l'école nationale supérieure d'architecture de Versailles[6]. Membre de l'Académie des beaux-arts en 1961, il est président de la Société française des urbanistes de 1958 à 1966 et élu président de l'Union internationale des architectes de 1960 à 1964.

Une petite partie de ses fonds d'archives sont conservés par l'Institut français d'architecture.

Principaux projets

Nos 4-6, rue du Bois-de-Boulogne, Neuilly-sur-Seine.
Une barre du quartier des Minguettes à Vénissieux.

Tous les projets datant d'avant 1940 sont réalisés en collaboration avec Marcel Lods.

Réalisation en indépendant :

Références

Voir aussi

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