Eugène Gluck

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Nom de naissance
Louis-Théodore-Eugène GluckVoir et modifier les données sur Wikidata
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Eugène Gluck
Biographie
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Louis-Théodore-Eugène GluckVoir et modifier les données sur Wikidata
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École nationale supérieure des beaux-arts (à partir du )Voir et modifier les données sur Wikidata
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signature d'Eugène Gluck
Signature.

Louis-Théodore-Eugène Glück, dit Eugène Gluck, né à Altkirch (Haut-Rhin) le et mort à Paris le , est un artiste peintre, aquarelliste, lithographe et illustrateur français.

Urania, carreaux de Deck d'après un modèle de Gluck (1874).

Louis-Théodore-Eugène Glück est né à Altkirch (Haut-Rhin) le [1]. Il est le fils de Jean-Antoine-Baptiste Glück (vers 1782-18..), directeur des postes à Altkirch sous l'Empire[2], et de Marie-Anne dit « Nanette » Fleury (vers 1782-18..), native de Porrentruy[1]. Il est le frère de Jean-Baptiste Glück (1809-18..), professeur agrégé d'Histoire et professeur certifié d'allemand, en poste au lycée de Cahors entre 1839 et 1853, puis employé comme traducteur de la presse allemande à la Sûreté générale à partir de 1864[3].

Il a pour premier maître le peintre Gabriel-Christophe Guérin à Strasbourg. C'est dans cette ville qu'il réalise son premier travail important, une série de 52 planches retraçant le cortège de la fête de Gutenberg célébrée le . Trois ans plus tard, en 1843, il s'installe à Paris, où il devient l'élève de Léon Cogniet. Il est admis à l'École des beaux-arts le .

Dès 1847, Eugène Gluck participe au Salon mais l’État ne lui achète aucune de ses œuvres avant 1871.

Vers 1849, il devient l'ami de Jules Breton, qui lui attribue un rôle pionnier dans la peinture de « plein air »[4].

Il est aussi l'auteur de nombreuses illustrations, dessins sur zinc (procédé Comte) ou lithographies, notamment 24 planches pour l’Album historique du département du Lot (Paris, 1852) rédigé par son frère Jean-Baptiste.

À partir de 1862, il crée des faïences pour la fabrique des frères Xavier et Théodore Deck. Resté fidèle à son département natal, il fait partie des initiateurs du Musée des beaux-arts de Mulhouse en 1865.

Sous la Commune de Paris (1871), Gluck est élu à la commission fédérale de la Fédération des artistes de Paris, qui le nomme, aux côtés de Jean Chapuy, adjoint de l'administrateur provisoire du Musée du Luxembourg, André Gill.

Le , Gluck épouse une fleuriste, Jeanne-Marie Riou (1838-19..), à la mairie du 6e arrondissement. Les peintres Jules-Emmanuel Valadon et Jules-Antoine Legrain ainsi que le sculpteur Étienne Leroux y assistent en tant que témoins des époux[1].

Le , Gluck est nommé officier d'Académie[5].

Membre de la Société des artistes français, Gluck expose jusque dans les années 1890. Menacé par la cécité, il ne peut plus continuer à travailler de son art. Une vente d’œuvres à son profit, à laquelle contribuent de nombreux artistes, est par conséquent organisée le à la salle de la Société populaire des beaux-arts, au no 13 de la rue de la Grange-Batelière[6]. Gluck meurt peu de temps après, le , en son domicile de la rue de Vaugirard, à Paris[7]. Lors de ses obsèques, son ami Auguste Bartholdi prononce un discours sur sa tombe au nom des artistes alsaciens[8].

Œuvres

Références

Voir aussi

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