Eugène Pagézy

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Eugène Pagézy
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Jaques Pagézy (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Jules Émile Eugène Pagézy, né le à Montpellier (Hérault)[1] et mort à Montpellier, le [2], est un officier français. Il est connu comme pionnier de l'artillerie anti-aérienne durant la Première Guerre mondiale.

Avant-Guerre

Avant la Grande Guerre, Eugène Pagézy, alors brillant Capitaine d'artillerie, s'intéresse particulièrement aux aéroplanes[3].

En , il publie dans la Revue d'Artillerie un article intitulé En marge de la théorie des Aéroplanes. Il y démontre qu'il existe, pour un avion, deux régimes de vitesse : la petite vitesse et la grande vitesse. La première rend l'appareil particulièrement instable, la gouverne de profondeur agissant « à faux ». Son résultat est obtenu en comparant les courbes des puissances permettant le vol, et la puissance de propulsion[3].

Dans cette même revue, il publie en janvier, juin et , la première étude sur le tir. Les calculs étant complexe lors du tir, le goniographe est alors inventé et fait disparaître une grande partie des difficultés de calculs[3].

Première Guerre mondiale

Peu avant ou au début du conflit, Pagézy est promu Commandant. Rapidement son intérêt se porte sur l'artillerie antiaérienne et la mise en place de méthode de tir. Durant l'hiver 1914-1915, il publie un mémoire sur le tir aérien. Il s'agit alors de la première étude scientifique sur un pareil tir par l'artillerie. Le fil rouge de son étude est la suivante : « On ne règle pas un tir, on le prépare »[3].

Cette étude fait la renommée du commandant Pagézy, qui est envoyé en à Arnouville-lès-Gonesse, auprès du capitaine Paris, à l'instruction sur les méthodes de tir de DCA. Le centre d'instruction au tir de DCA est créé à la fin de l'année 1914, dans le but d'unifier les méthodes de tirs et de rendre ces tirs efficace. Un mois après son arrivée au centre, il publie, le , une feuille qui corrige les méthodes indiqués dans l'instruction du [3]. Le , la légion d'honneur lui est attribué[4].

En , il imagine une nouvelle façon de réaliser un altimètre, grâce à de la ficelle, méthode perfectionné par le commandant Bricard et le capitaine Cellerier. Cet outil de fortune, réalisable par les artilleurs, reste jusqu'à la fin de la guerre un des plus utilisés sur les positions demi-fixes. Dans la foulée, il cherche une solution pour évaluer la distance, et crée le correcteur à limaçon, un correcteur automatique, adoptée dans les armées en 1916. En ce qui concerne la vitesse, un appareil rudimentaire voit également le jour, le tachyscope, mais le modèle définitif n'est produit en masse qu'en 1917[3].

D'autres inventions voient le jours, notamment la correction par rapport au vent, qui est mesuré par une courbe mise au point par Pagézy.

Le , le sous-secrétaire de l'Artillerie et des Munitions approuve les études du commandant Pagézy, qu'il a condensé dans son Instruction provisoire sur le Tir. Cette instruction remplace celle du , jugée trop large et laissant trop d'improvisation au tir. La différence entre les deux instructions est majeure : L'étude portant sur la correction du tir est plus précise, Pagézy parle alors de « Ne se décider que sur plusieurs coups » et « De regarder, de ne pas se presser »[3]. On retrouve également l'instruction à l'utilisation des différents appareils cités précédemment (altimètre à ficelle, correcteur à limaçon, tachyscope et correction du vent).

En 1917, un nouveau règlement parait. Celui-ci prend en compte les retours des chefs d'escadrons et officiers subalternes responsable de batteries présent sur le front et ayant appliqué les méthodes dictée par l'instruction d'[3]. La version de 1917 perdure au moins jusqu'au .

Après-guerre

Le général Eugène Pagézy est inhumé au cimetière protestant de Montpellier.

Famille

Il est issu d'une famille de notables protestants. Son frère Jacques Pagézy, est général, rappelé à l'activité en 1939 pendant la Seconde Guerre mondiale[5]. Son fils, Marc Pagézy, est résistant et fusillé en 1944[6].

Distinctions

Références

Liens externes

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