Eugène Rhullier

poète et officier français From Wikipedia, the free encyclopedia

Eugène Rhullier, né le 15 décembre 1881 à Saillans dans le département de la Drôme et mort pour la France près de Cuiry-lès-Chaudarde dans l'Aisne, le 6 août 1917, est un poète et officier d'artillerie français. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.

Naissance
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Saillans (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nom de naissance
Marie Antonin Eugène RhullierVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Jean LusaceVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Eugène Rhullier
Biographie
Naissance
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Saillans (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nom de naissance
Marie Antonin Eugène RhullierVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Jean LusaceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Poète, officier d'artillerieVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Distinctions
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Biographie

Marie Antonin Eugène Rhullier, né le 15 décembre 1881 à Saillans[1], est le fils de Marie Louis Camille Rhullier (1835-1899) sous-chef de gare et de Marie Joséphine Terrasse (1842-1896)[2]. Il est le dernier enfant d'une fratrie qui en compte cinq[3].

Sa famille s'étant installée en Haute-Loire, Eugène obtient en 1894 une bourse[3] pour suivre ses études au lycée du Puy[1]. Attiré par les lettres, ses premières textes paraissent en 1900 sous le pseudonyme de Jean Lusace dans la petite publication régionale Velay-Revue. Il collabore ensuite à la revue Poésie sous la direction de Touny-Lérys[4], mais la mort successive de sa mère puis de son père le contraignent à renoncer à sa vocation littéraire pour gagner sa vie avant de se consacrer à la poésie[1].

À 18 ans, il s'engage comme soldat volontaire et quitte sa chère ville du Puy-en-Velay pour Besançon, où il rejoint le 5e régiment d'artillerie en novembre 1900. Il gravit les échelons de la hiérarchie militaire et intègre l'École militaire d'artillerie et du génie de Versailles en avril 1906 comme élève officier[5],[6]. Promu sous-lieutenant au 32e régiment d'artillerie en avril 1907, puis lieutenant le avril 1909, il passe par différents régiments d'artillerie coloniale à partir de 1910 et participe à des missions topographiques en Cochinchine, au Tonkin et au Cambodge[4],[5].

Il est en poste au régiment d'artillerie coloniale du Maroc quand la Première Guerre mondiale éclate en août 1914[6]. Il passe ensuite au 3e régiment d'artillerie coloniale en août 1916. Tout juste promu capitaine[7], Eugène Rhullier trouve la mort le , au lieu-dit La Fontaine-au-Vivier, près de Cuiry-lès-Chaudarde dans l'Aisne, lorsqu'un obus tombe sur son abri[4],[5],[8]. Sa citation militaire en précise les circonstances : « Commandant de batterie d'une valeur professionnelle remarquable, tenant à l'honneur de rester au milieu de sa batterie, n'a pas voulu profiter de l'abri que pouvaient lui offrir les bâtiments d'une ferme voisine. Tué au cours d'un bombardement, le 6 août 1917 »[9]. Son corps est ramené au Puy dans un train funéraire spécial en décembre 1921[10].

Publications

  • Jean Lusace, « Coins de Velay », Velay-Revue,

Distinctions

Hommages

Bibliographie

  • Touny-Lérys, Bulletin des écrivains de 1914-1918 (no 39), (lire en ligne), « Eugène Rhullier », p. 1-2
  • Édouard Gazanion, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. 3, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , « Eugène Rhullier 1881-1917 », p. 608-613

Liens externes

Références

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