Eugène Rwamucyo

médecin rwandais From Wikipedia, the free encyclopedia

Eugène Rwamucyo, né le à Munanira, dans l'ancienne préfecture de Ruhengeri, au Rwanda, est un médecin rwandais.

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Eugene Rwamucyo
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Il est condamné en France en 2024 à vingt-sept ans de réclusion criminelle pour complicité de génocide et complicité de crimes contre l'humanité dans le cadre du génocide des Tutsi au Rwanda.

Il fait appel de cette condamnation. L'appel aboutit en 2026 à la confirmation de la culpabilité et de la peine.

Biographie

Origines et formation

Eugène Rwamucyo naît le à Munanira, dans la commune de Gatonde, dans l'ancienne préfecture de Ruhengeri, au Rwanda. Il étudie la médecine en Russie avant de revenir au Rwanda à la fin des années 1980[1].

Il exerce ensuite comme médecin et enseignant à l'université au Rwanda[1].

Activités professionnelles

Après son départ du Rwanda, Eugène Rwamucyo travaille comme médecin en France. Il est spécialiste en médecine du travail, en hygiène et en toxicologie environnementale et industrielle.

Le , il est suspendu à titre conservatoire de ses fonctions de médecin au centre hospitalier de Sambre-Avesnois, à Maubeuge, à la suite d'une note d'Interpol l'accusant d'avoir contribué à la planification du génocide des Tutsi. En , il est licencié par l'hôpital[2].

Procédures judiciaires

Accusations et position de la défense

Eugène Rwamucyo est accusé par les autorités rwandaises et par des parties civiles d'avoir participé à des réunions de responsables génocidaires à Butare pendant le génocide des Tutsi[3].

Il nie toute participation au génocide et affirme être visé par des poursuites politiques[4]. Il dénonce aussi un harcèlement politique, judiciaire et diplomatique[5].

Condamnation au Rwanda et arrestation en France

En 2007, Eugène Rwamucyo est condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité au Rwanda[3].

Le , il est interpellé à Sannois, dans le Val-d'Oise, alors qu'il assiste aux obsèques de Jean-Bosco Barayagwiza[2].

Le , la cour d'appel de Versailles rejette la demande d'extradition vers le Rwanda. Après 113 jours de détention provisoire, Eugène Rwamucyo est remis en liberté[3].

Instruction en France

En 2013, il est mis en examen à Paris pour participation à une entente en vue de commettre le crime de génocide. Pour les chefs de génocide et de complicité de génocide, il est placé sous le statut de témoin assisté[3].

Son avocat, Me Philippe Meilhac, déclare alors que ce statut témoigne, selon lui, de doutes des juges sur ces chefs d'accusation[3].

En , des juges d'instruction français ordonnent son renvoi devant la cour d'assises de Paris pour génocide et crime contre l'humanité. En , la chambre de l'instruction confirme ce renvoi. L'avocat d'Eugène Rwamucyo indique que son client conteste la décision et continue de clamer son innocence[6].

Procès de 2024

Après le rejet de ses recours, son procès se tient devant la cour d'assises de Paris en [7].

Le , trente ans de réclusion criminelle sont requis contre lui[8].

Le , la cour d'assises de Paris le condamne à vingt-sept ans de réclusion criminelle pour complicité de génocide et complicité de crimes contre l'humanité[9]. Il est acquitté des chefs de génocide et de crimes contre l'humanité comme auteur principal, mais reconnu coupable de complicité[10].

Procès en appel

Eugène Rwamucyo fait appel de sa condamnation de 2024. Son procès en appel se tient du au devant la cour d'assises de Paris[11],[12],[13].

Il est condamné à 27 ans de réclusion criminelle pour complicité de génocide et de crimes contre l'humanité[12].

Positions publiques

Après son départ du Rwanda, Eugène Rwamucyo se présente comme opposant au régime du Front patriotique rwandais, dirigé par Paul Kagame. Il prend publiquement la parole dans plusieurs conférences et entretiens pour contester les accusations portées contre lui[14].

Publications

  • BigTactic de Museveni et Kagame en Afrique tropicale : illustré par 42 des 253 NRA-FILES d’archives secrètes de l’Armée nationale ougandaise, édition Kindle[15].
  • En collaboration avec P. Paradis, Overweight hospital staff and promoting workplace health, Maubeuge, Paris, Perugia, 2009.
  • Liste de publications d'Eugène Rwamucyo[16].

Notes et références

Voir aussi

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